De Sanquis

Dictionnaire des moments rares et précieux

04 juillet 2009

Cette fois ci, c'était pas de ma faute !

Cette longue absence est due en grande partie à un orage. La semaine dernière, un éclair à frappé à moins de 50 m de chez moi et à tué ma box. Donc depuis je suis presque sans internet, sans tel fixe et sans télé, j'ai mon PC qui bug, mon Réveil qui est mort. Ma vie est un vrai bonheur.

Bon, par contre, je ne vais pas réécrire avant un bout de temps, je pars lundi et jusqu'au jeudi 23 pour mes vacances. Au programme ? Montréal et alentours en charmante compagnie.

Plein de bises à tout le monde.

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22 juin 2009

32

J'espère que cette soirée sera plus sympa que la journée !

Je me dit que mes amis et ma famille sont décidément des repères. Merci à tous ceux qui m'ont envoyé un petit message, qui m'ont téléphoné ou qui ont tout simplement pensé à moi.

Un gros bisou à tous ceux qui liront ceci, que vous commentiez ou pas.

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15 juin 2009

Arghhhhhl ! Tto m'a tagger

Et ben voila, c'est malin, hein ! Amélie Poulain... s'il était 2 mots qu'il ne fallait pas prononcer pour m'obliger à suivre une chaine, c'est bien ceux là ! Ais-ja déjà raconté ici comment je suis allé 9 fois voir ce film en salle, comment je n'ai pas pu m'empécher d'acheter la cassette vidéo ET le DVD, comment j'ai versé ma petite larme que la tranche du livre n'indiquait pas qu'il s'agissait, non pas du fabuleux album d'Amélie Poulain, mais du Fabuleux albulm d'amélie Poulain !

Oui je suis un afficionados de la belle Amelie, oui, elle m'accompagne dans mes soirées de chagrin, de déprime, de joie. Donc, oui, je sacrifie et même volontier à cette chaîne. Mais bon, il ne faudra pas en prendre l'habitude (surtout Tto que j'attends toujours de ta part une participation !).

Alors voila :

Si Amélie Poulain aime briser la croûte d'une crème brûlée avec la pointe de la petite cuillère, faire des ricochets sur le canal Saint Martin et plonger la main dans un sac de grains, nous avons tous et toutes des petits plaisirs qui n'appartiennent qu'à nous et nous redonnent du baume au coeur. Quels sont, comme Amélie, les trois petits plaisirs qui vous redonnent le baume au coeur?

- Toucher, carresser, effleurer, tétouiller, malaxer, masser, serrer, pincer, mordre, fourrager, embrasser, lécher, gouter, sentir, regarder. J'aime le contact de la peau. Je peux passer des heures entières à carresser une peau aimée. Il n'y a rien de mieux pour bien m'endormir que de me prendre dans ses bras. Un doux torse me renverse complètement. Des lèvres qui se posent doucement sur les miennes et je fond...

- 1,2,3,... tiens, donc lui il n'en a pas. Donc, 4,5,6,... ok alors ensuite on va là, cool, si on y reviens, c'est pour moi. Puis là, dommage pour toi, c'est chez moi ! Bon ben on y retourne hein ! 7, gagné, j'en étais sûr que tu n'aimerais pas y revenir. Bon, ben génial, tu reviens chez moi. Je reprends la main et hop encore un petit tour là, forcément le 8ème va tomber... non ? t'en as plus ? bon ben je fini alors ! mais je comprends pas, j'en ai compté que 7, il est où le huitième atout ? je l'ai pas vu passer ? c'est ça la belote, il faut savoir compter ET être attentif ! Mais à la fin de la soirée, j'ai la tête bien vidée.

- Ils me manquent, je ne les vois pas assez souvent. Mes mes amis sont ma principale source d'énergie. Je me demande parfois si c'est pas trop compliqué parce qu'on n'arrive jamais à se voir, difficilement à se téléphoner mais au final, il suffit qu'on se fasse un simple repas chez l'un ou chez l'autre, et hop, je suis reparti pour 1, 2, 3 mois !

Voila ! Et sur ce, parce qu'il faut bien refiler la patate chaude, je demanderais aux autres membres de l'ordre de bien vouloir s'y coller. J'appelle Adnihilo, Le Comte et L'afgan.

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11 juin 2009

Juste une mise au point sur les plus belles histoires de ma nuit

Comme je le disais un peu plus tôt dans la journée, je me dois de faire une mise au point sur le message précédent. Pour la facilité de la chose, nous appelerons ce monsieur C.

C. donc. Nous nous sommes vu lundi soir dans un endroit "neutre" et ça nous a permis de discuter et donc pour moi de commencer à le découvrir. Il est vrai que pour moi, les choses étaient allées un peu vite sur le net, mais rien d'alarmant. Comme je le disais hier, j'ai découvert un homme ayant un charme indéniable et beaucoup de choses à dire même si la communication était par essence difficile. Mais j'ai été attiré physiquement, c'est vrai, mais pas que... par sa patience, par la douceur, sa gentillesse et un espèce de je ne sais quoi.

La soirée (ou plutôt devrais-je dire la nuit) de mardi était prévue, c'est vrai, mais rien n'était gravé dans le marbre. J'en ai eu envie de cette soirée, pour être avec lui, pour qu'il me serre dans ses bras et aussi pourquoi pas pour des choses plus... intimes.

Et effectivement, il est arrivé chez moi. Nous ne nous sommes pas jetté dessus comme des bêtes, les choses ont été en douceur. Il m'a fait ressentir tout un tas de choses dont je rêve depuis longtemps. Mais en même temps, j'ai appris une somme de choses le concernant que je ne suis pas sûr de pouvoir assumer sur le long terme. Je sais que je n'ai pas à assumer SON histoire, c'est vrai, mais pour envisager une vie à 2, il faut faire la somme des 2 justement et donc de leurs histoires. Et son passé est très lourd. Quand je parlais de stigmates, ce n'était pas une image, il est physiquement très marqué par son passé. Et encore une fois je ne suis pas sur de pouvoir facilement envidager du long voire moyen terme avec C. A ça s'ajoute la distance. Cette distance qui par elle même definissait cette rencontre comme sans promesse. En tout cas de mon côté. Visiblement, lui est bien plus accroché que moi.

Maintenant, suite à notre moment ensemble, je me pose certaines questions : il m'a vraiment offert quelque chose que je recherchais depuis longtemps, j'ai vraiment aimé la personne,... maintenant, je sais qu'il y a une part de compassion pour lui au milieu de tout ça, mais je ne sais pas quelle est cette part.

Donc, je suis perdu au milieu de tout ça : un certain attachement à lui, une compassion envahissante et une assez grosse peur envers son histoire et ses conséquences. Il est vrai qu'au bout du compte, j'ai bien envie de le revoir, mais je ne suis pas sûr d'être capable de supporter les handicaps qu'il a subit. C'est la raiso pour laquelle je me sent monstreux : je ne sais pas si je suis capable de dépasser son aspect et m'accrocher à la personne alors qu'il me semble que la personne le mérite ! oui, je suis complètement paumé dans tous ces sentiments !

Maintenant, si j'arrive à faire la part des choses, il est clair que je ne le laisserai pas espérer des choses que je ne peux pas lui apporter. J'ai déjà subit la lâcheté des autres, je n'ai pas envie de lui imposer la mienne parce qu'il ne le mérite surtout pas.

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10 juin 2009

On m'a demandé la semaine dernière si j'allais bien parce que je ne donnais pas beaucoup de nouvelles. Je t'en remercie beaucoup, ça m'a fait plaisir. Jusqu'à... hummm, on va dire avant ier, j'aurai répondu que oui, tout va bien, je continue mon petit bonhomme de chemin même si de bonhomme, il est bien fatigant ce chemin.

Oui mais voila. Je me pose une question ce matin : est-ce que je ne suis pas allé trop loin ? Voici quelques jours j'avais envoyé un message à un monsieur sur un site de rencontres. La particularité de ce monsieur, qui m'a permis de l'aborder, est qu'il est sourd et qu'il donne des cours de LSF (Langue des Signes Française) aux ours (entre autres, en fait, il est prof de LSF) dans sa région (en l'occurence, dans le sud de la France).

Pour la petite histoire, même si j'en ai oublié pas mal (autant dire que je ne me rappelais plus que bonjour et merci... et violet !) j'avais fait 2 ans de LSF il y a quelques années. Donc, je l'aborde. Il me répond, et le dialogue s'installe assez rapidement. Nous échangeons rapidement nos adresses MSN pour pouvoir discuter par signes en vidéo (chose qui est d'ailleurs assez compliqué, le mouvement n'est pas assez fluide).

Il habite le sud de la France mais vu qu'il vient régulièrement à Paris, nous avons prévu de nous rencontrer lundi à Paris puis éventuellement hier soir, chez moi où il passerait la nuit avant d'aller prendre son train. Nous nous sommes vu lundi soir. Un homme plein de charme mais que la vie a énormément fait souffrir. J'ai appris durant ces 2 jours que quand le destin a décidé de vous jouer des mauvais plans, ça peut aller très, mais alors très loin (par respect pour lui, je n'en dirais pas plus ici, mais merci de me croire quand je dis que la vie a été une vrai pute avec lui).

Les stigmates sont nombreux d'ailleurs. Et pas forcément agréables ou même vivables au quotidien je pense. Et moi je n'ai pas été capable de le lui dire, j'ai continué à lui laisser croire, espérer que... à chaque claque ça devenait plus dure mais je n'ai rien dit, je n'ai rien arrêté.

OK, il ne m'avait pas tout dit avant qu'on se rencontre (en fait, il ne m'avait même rien dit) mais apprenant tout au fur et à mesure, j'en ai appris beaucoup (trop) mais je n'ai pas été capable de lui expliqué que telle ou telle goutte faisait déborder le vase.

C'est vrai qu'à côté de ça, c'est quelqu'un de plaisant moralement et physiquement parlant, en tout cas, au niveau du visage. C'est un homme d'une douceur infinie, d'une patience énorme,... mais tout de même, je ne sais plus où fini le désir et où commence une certaine compassion, voire pitié. Et je ne me vois pas rester avec lui par pitié ! Il mérite tellement mieux.

Les leçons sont chèrement payées je trouve. Et peut-être plus chèrement pour certains que pour d'autres. Je ne veux pas le faire souffrir, mais ça sera pire si je ne fais rien.

Je me sent monstrueux.

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23 mai 2009

La Bretagne ça vous gagne

Depuis mercredi, je suis dans cette région que j'apprécie très vivement. Vous en saurez plus sur le pourquoi du comment dès que je rentre chez moi c'est à dire dimanche !

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13 mai 2009

Il fallait que ce soit dit

Si les heures insolentes et les jours improbables de publications n'en avaient pas encore suffisamment attesté, ça y est, j'ai internet chez  moi !

Voici un message sans intérêt ou je ne m'y connais pas.

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10 mai 2009

Et dans la douleur, tu sera grand !

Evidemment, il a fallut que le ville prévois un de nos matériels sur le départ de la course ! du coup mes chers collègues n'ont rien trouvé de mieux que de parader, et de faire le show devant le patron. Oui, parce que non seulement le patron est là, mais en plus il cours. C'est d'ailleurs grace à lui que nous sommes là. C'est toujours grace à lui !

Je me sent assez seul à ce moment là. Contraiement à mes chers nouveaux collègues, je ne suis pas entouré de gens que je connais et que j'apprécie. Les miens de collègues sont loins même si c'est aussi pour eux que je cours. Vais-je tenir sur aussi longtemps ? ok, je me sent physiquement pas trop mal mais est-ce que ce sera suffisant pour aller au bout ? ben il faudra bien, j'ai pas l'intention d'être ridicule devant eux. En plus ils ont prévu qu'on parte tous ensemble et qu'on cours ensemble tout le long.

Ca y est le problème ne va plus se poser, il est l'heure de se positionner sur la ligne de départ. Après quelques minutes d'attente, le signal est donné et on y va, on... marche ! ben oui comme dans tout bon départ de course, le monde fait qu'on ne peut pas se lancer comme on le voudrait et donc jusqu'au tapis de chronométrage et encore un tout petit peu plus loin, il est inutile de courir, sauf à avoir l'air d'un crétin.

L'espace vital est enfin suffisant, je commence à courir. Sauf que les collègues partent bien trop vite pour que j'arrive à les suivre et au bout du premier kilomètre, on les a déjà bien perdu avec un collègue. Pour le "on part ensemble, on arrive ensemble" tu repassera ! bon c'est pas grave il me reste quand même un camarade avec qui papoter un peu, histoire de se motiver. Son allure n'est pas très rapide, mais pour un démarrage, je ne pouvais pas rêver mieux.

Les premiers kilomètres sont assez durs, le temps que la course se mette en place, je manque de souffle, mes jambes me crient "arrête !", le rythme qui ne viens pas. Je bois régulièrement, je ne veux pas risquer de me déshydrater. Les panneaux défilent lentement et j'ai souvent la déconvenue de ne pas voir apparaitre le Nième kilomètre alors que mes pieds me les ont senti défiler.

5ème kilomètre, on est encore en ville, il commence à faire chaud et arrive le premier ravitaillement. Un quartier d'orange, une petite bouteille d'eau pour remplir la gourde le tout en courrant, pour ne pas perdre le rythme. J'apprends à connaître un peu plus mon camarade, on discute un peu, ça fait du bien de ne pas se sentir tout seul à ce moment là. Après avoir longé les voies de chemin de fer, on se retrouve à la campagne avec (mauvais plan) un peu de vent de face. Mais rien de vraiment méchant. Au 7ème kilomètre, on rattrape un courreur avec qui la conversation s'installe. C'est donc ça aussi l'ambiance de course à pied ? discuter avec des inconnus et partager un bout de chemin ? se motiver les uns les autres en papotant de tout et de rien ? C'est en tout cas très agréable.

Sauf que je vois mon partenaire de course s'arrêter pour cause de douleur à la rotule. Selon la devise on pars ensemble, on reste ensemble, je m'arrête aussi et je lui demande comment il va. Ca passera. Donc après 100 mètres de marche, nous nous remettons à courrir.

Le parcours fait un espèce de 8 et on arrive sur là où on cours en sens inverse de ceux qui reviennent. Ca fait environ 3/4 d'heure que l'on cours et ils sont déjà nombreux ceux qui ont fait le plus gros du chemin. Mais on ne croise pas les collègues. L'avance doit être importante mais au moins on n'a pas plus de 6 ou 7 kilomètres de retard. Ca me rassure un peu.

Courrir, avancer, mettre un pied devant l'autre puis encore un, et toujours recommencer. C'est le moment de mettre le pilote automatique. Papoter permet de penser à autre chose et d'oublier ce que les jambes disent. D'ailleurs, elles ne crient plus, elles disent seulement. Autour de l'hypodrome, on fait à nouveau un brin de causette avec 2 personnes rencontrées sur le parcours. Elle fait ce semi pour la deuxième fois, lui est un ancien courreur assidu qui n'en fait plus autant qu'avant. Je discute un peu plus avec elle et sans nous en rendre compte, nous prennons un peu le large. On se laissera rattrapper un peu avant les 10 kilomètres que nous passerons tous les 4 en 1h06. Une amie de celle avec qui je discutais nous rejoint avant le 11ème kilomètre pour finir la course avec sa copine. On continuera donc à 5 pendant quelques temps. Au 12 ème, je commence à me sentir bien, mes pieds ne demandent plus d'arrêter, au contraire, mes jambes commencent à trouver le temps un peu long à ce rythme et mon genou droit me demande instamment d'accélérer.

Mais non, je reste avec mon coéquipier. On est parti ensemble, on finira ensemble... ou pas. On arrive à une petite côte pour passer sous l'autoroute. Je l'avale sans problème mais on perd nos camarades. Mon genou me fait comprendre que je dois accélérer sous peine de bloquer. Je préviens donc mon collègue au 15ème qu'après le ravitaillement je le laisserai. Lui est déjà dans un état où la tête à pris le relai et qu'il préfère parce qu'il en à marre de m'entendre parler encore et toujours. Je le comprends, j'ai moi aussi besoin d'un peu de solitude pour finir.

Un nouveau quartier d'orange, 2 petites bouteilles pour remplir la gourde et c'est parti de plus belle. Je rattrape les autres. Ils me demandent comment ça va, je leur explique que j'ai envie et besoin d'accélerer. Je me sent vraiment bien. Ils sont rapidement loin derrière. Je vois quelqu'un d'autre devant que je prends en ligne de mire. Il se rapproche, mais comme je suis déjà en train de le dépasser, il ne m'intéresse plus et je prends pour cible la précédente que je vois au loin. les kilomètres défilent bien plus vite maintenant qu'au début, je n'ai plus de douleur, mes jambes me répondent et me suivent. Encore un autre derrière puis deux autres et une encore. A peine rattrappé, cet inconnu n'est plus intéressant parce qu'il n'est plus un lièvre à courrir. Donc je passe au suivant. 19 ème, on reviens en centre ville et je repasse devant la gare. J'ai les jambes qui s'allourdissent doucement mais je sais que je n'ai pas tout donné. Depuis un moment déjà les doutes se sont envolés, je sais que je vais finir et même que je vais finir en courrant.

Un groupe de 4 demoiselles se présente devant moi, je les dépasse, il y en a une qui tire une vraie grimace. Elle souffre visiblement. 20ème, on repasse devant les arênes, elles sont magnifiques. les gens autour sont là, ils nous encouragent. Je les vois, bien sûr mais je n'entends pas bien ce qu'ils disent. Je suis centré sur moi même, je ne vois plus que le dernier kilomètre qu'il me reste à parcourrir et les gens qui sont devant et que je vais rattraper. Il ne me reste plus qu'à peine 500 mètres, ma gourde est encore pleine, j'ai déjà trop bu, j'ai ce rêflexe étrange de me dire qu'il faut m'alléger. Je vide ma gourde. Mon genou est de retour cette fois-ci et mes jambes ne peuvent plus me donner grand chose. J'avais espéré finir sur un sprint, ce ne sera pas possible. Au moins le finirais-je en courrant.

Dernier virage, je vois la ligne d'arrivée, elle est à 200 mètres à peine, et je vois quelqu'un en ligne de mire. Mais non, lui je ne le rattraperai pas. Je ne peux plus. Je remonte cette dernière ligne droite, plus que 150 mètres. Il y a beaucoup de monde sur les trottoirs, il crient, ils m'encouragent. Plus que 100 mètres. Vraiment beaucoup de monde. Ils crient très fort. Le dernier panneau indique 21kms, plus que 100 mètres à parcourir. Point de côté. Je viens de courrir 21000 mètres et là sur les 100 derniers, je suis terrassé par un truc aussi bête qu'un point de côté. Je défaille, je ne vais pas être capable de finir. Les gens crient trop fort. Et en plus ils crient... Mon nom ? Je réagis, mes collègues sont là et ils m'encourragent. Non, je ne lâcherai pas. Pas devant eux. Il ne me reste que 50 mètres à faire, qu'à cela ne tienne, je vais finir et je vais me payer le luxe de finir en sprint. J'accélère. Je ne sais pas d'où me viens ce dernier soupçon d'énergie mais mes jambes volent toutes seules vers le portique d'arrivée. 25 mètres, 20, 15, 10, 5.

Fin. Je passe sur le tapis, je sais que j'ai réussi. Je tiens cette promesse que je m'étais faite : je crie sur la ligne d'arrivée le nom de MA société, pas la leur. Ils sont loin ils ne peuvent pas m'entendre. Heureusement parce que le scandale serait énorme. Je m'arrête doucement de courrir. Il me faut quelques instants pour réaliser : je viens de faire 21,1 kilomètres de course à pied sans m'arrêter et sans finir sur un brancard. Je suis heureux, j'ai envie de pleurer. De bonheur, de douleur, de désorientation,... de fièreté surtout. Je suis arrivé au bout. Je prends encore quelques instants de solitude au milieu de cette multitude. Puis presque d'un coup, je repasse de seul au milieu de tout le monde à un parmis beaucoup d'autre. Ma course est terminée !

Je me dirige vers les barrières pour rendre ma puce. Je n'ai pas soif, j'ai encore l'estomac trop plein et pourtant je prends une canette d'eau pétillante. Comme ces bulles sont douces ! Je rejoins mes collègues qui m'assaillent de questions sur mon état, ma course, mon coéquipier aussi. Je les rassure en leur disant que je ne l'ai laissé qu'au 16ème kilomètre. Il arrivera environ 20 minutes après moi. Après vérification, j'ai doublé 24 personnes après l'avoir laissé. Mon chono final est à 2h20 minutes.

Après une douche rapide mais bienvenue, nous voila donc sur la terrasse d'un des collègues de course. Il fait très beau, les nuages ont prévus d'aller voir ailleurs. Sur la table sur le salon d'été l'apéritif. Sur la terrasse le barbecue nous embaume de ses parfums alors que les plats sont pret à être servis. Mon billet de retour est dans ma valise, je vais pouvoir en profiter un petite heure avant d'aller récupérer le train.

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08 mai 2009

Et dans la douleur, tu sera fort !

Houla, ce que ça fait longtemps que j'ai pas écrit ! je vais essayer d'y remédier.

Ca fait déjà une semaine ! comme ça passe vite. A cette heure ci la semaine dernière j'étais au soleil sur une terrasse dans le sud de la France en train de me remettre de mon semi-marathon en compagnie de mes camarades de douleur et néanmoins collègues.

C'est qu'il faisait beau et chaud là bas. Au moins 25 degrés et un ciel sans aucun nuage, on se serait cru en vacances. Mais pas de doute, les jambes lourdes et fatiguées, les pieds douloureux même dans des tongs, c'était bien un repas d'après course plus qu'un déjeuner entre amis.

Lever : 6h34 ! j'aurai dû faire 6h30 ou 6h35, je sais bien mais je suis comme ça, je ne suis pas du matin et ne pas mettre mon réveil à sonner sur un chiffre rond, ca me donne l'impression de dormir un peu plus. J'ai pas très bien dormi : on s'était couché un peu tard : 1H00 du matin. En gros c'est la même heure que d'habitude, mais vu qu'on était à la veille d'une épreuve, ça pouvait être préjudiciable pour la course ! Et la traditionnelle Pasta Party d'avant course, on l'a pris un peu trop tard. Encore une fois, c'est normal, on est arrivé à la gare vers 21h30. Surtout, il faisait trop chaud dans la chambre. Je ne pouvais pas ouvrir la fenêtre à cause du bruit de la route mais dès que je fermais, il faisait trop chaud et pour dormir c'était pas très agréable.

Mais tout ça, c'est pas grave, je me réveille sans trop de difficultés et en moins de 5 minutes, je me nipe de mes vêtements d'hier. Je m'habillerai pour la course tout à l'heure. Pour le moment petit déjeuner très léger et surtout très rapide parce qu'à 7h00, je dois avoir fini pour ne plus être en digestion au début de la course. Donc 15 centimètres de pain, un peu de confiture dans un petit bol de chocolat. Un petit-déj' comme ça, c'est vraiment le minimum syndical : d'habitude, c'est plus 1/2 baguette avec beurre ET confiture ! mais là, je ne dois pas m'allourdir trop pour la course.

C'est mon premier semi-marathon de course à pied, je n'en ai jamais fait. En vérité, c'est même ma première course à pied tout court. Je suis un peu nerveux quand même. J'ai répété à qui voulais l'entendre que j'y allais avec des objectifs clairs, une motivation sans faille et que je savais déjà que j'allais le finir, même si je devais le finir à genoux. Mais il y a un grand décallage entre ce qu'on dit et ce qu'il faut réaliser ensuite. Je n'ai commencé mon entrainement (sérieux en tout cas) que depuis 3 grosses semaines. 3 fois par semaine aller courrir au moins 1 heure, faire un pas puis un autre et un de plus encore pour réussir à avaler des kilomètres. Le plus que j'ai fait pendant mes entraînements c'est 15 et du coup, je suis encore loin de ce que je vais devoir réaliser aujourd'hui : 21,1 km. D'où les doutes. Mais le moral et la motivation sont bien là, heureusement.

Le petit déjeuner avalé, je retourne dans ma chambre pour me préparer. On s'est donné rendez-vous devant l'hôtel à 7h30. J'ai le temps, je prends vite fait une petite douche un peu tiède pour me réveiller. Puis je m'habille. Je vais porter les couleurs de mon club de roller sur une course à pied. Ca me donne une certaine fierté de porter ce rose fuschia et noir pour courrir. Au moins, je ne porte pas le bleu de la société, et ça c'est un vrai bonheur.  Comme dit l'autre "chaussettes, chaussures, toujours dans le même ordre" mais avec une petite seconde peau à certains endroits pour éviter les ampoules. Et hop direction le hall de l'hôtel pour récupérer les dossards et partir au départ de la course.

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30 avril 2009

Un tout petit peu de rien du tout

Ca y est je suis cablé, dans quelques jours je vais ressevoir ma box et zouh...

Je l'attendais depuis 1 mois environ, ça y est c'est demain, enfin ! c'est demain que je vais me faire mal, c'est demain que je vais me prouver que j'en suis capable, c'est demain, que je vais leur montrer que chez nous on ne vaux pas moi qu'eux...

Demain matin mes chers amis, pensez à moi pendant que je vais souffrir en courrant mes 21,1 km dans les rues de Nîmes et alentours.

Et je reviens (en très grande forme) à partir de lundi !

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