31 octobre 2008
Et le skyblog se fit vocal
Lui : short baggy rouge brillant (même en pleine nuit) et sweat trop large avec capuche et têtes de mort… à quelque chose comme 25-26 ans (quand même !!! au niveau de la voix, on aurai dit un pré-ado qui force).
Elle : ben j’en sait rien, j’étais pas des 2 côtés du téléphone…
La retranscription en langage SMS d’une conversation est un exercice somme tout un peu périlleux mais c’était le seul moyen de rendre sa juste sonorité à la conversation entendue (subie ?).
Moments choisis :
Lui : nan mé tu kompran si j’oré voulu axéléré les chos, j’oré fé se kil fo é en fait les chos oré été + vite [ note du traducteur : !!! CQFD ]
Elle : …
Lui : nan mé j m’en fou des gens, ils konés aps ma vie é ils on aps a la konetr [ note du traducteur : dans ce cas mon gars, soit sympa, ne crie pas ta vie à qui veux l’entendre dans ton téléphone, surtout, à minuit et demie…]
Elle : …
Lui : nan mé aten [note du traducteur : on appréciera l’utilisation systématique de l’expression « nan mé… » en début de phrase] ok c sexuel entre ns, mé pas ke, é toi tu m’parle 2 flirt.
Elle : …
Lui : ben non, pour moi 1 flirt cé kom 1 by [Note du traducteur : comprendre un « bail », donc là, on rentre dans la partie sémantique de la conversation]. 1 by cé kan ta déjà programmé [wahou, 3 syllabes !!! pardon, je m’égare] la f1, cé juste pr pas lgtan.
Elle : …
Lui : wé ben di toi ke lé doutes ke tu a, ben moi osi j lézé u oci, les mêmes. Vs les filles vs ê ttes pareil vs pensé ke vs ê les seul à avoir des doutes. Mé ns les mecs, on é pareil, on a les mêmes doutes.
Elle : … (bon OK, elle est pas très loquace, mais comme je l’ai déjà dit j’étais pas des 2 côtés du téléphone)
Lui : nan mé je koné 1 fille, tu va voir c déguelace, en fait el a atendu + 6 mois ac son mek et en même tan, elle c fét b* par tt les mek du kartié. E el dit qu’el é fidel… [Note du traducteur : j’ai censuré, mais je pense qu’on comprends bien l’idée]
Elle : …
Etant en pleine montée, le jeune homme était assez essoufflé, et donc loin derrière, je n’ai, malheureusement, pas pu profiter plus des malheurs de ce pauvre jeune homme. Quel dommage !!! c’était assez intéressant au bout du compte kom conv… oups pardon, comme conversation (le SMS me gagne). Ca m’a permis de rire quelques instants, non pas de son infortune mais plutôt d’entendre parler un skyblog… (sans les « kikou-dtc-lol-mdr », c’est vrai !)
Si j’ai passé 5 minutes à me repaître des (non-)aventures du jeune homme, je ne me moquais pas pour autant. J’ai juste goûté à sa juste valeur l’ironie de celui qui voulait rester discret sur sa vie en la hurlant en pleine nuit dans un téléphone, pour faire comprendre à une demoiselle qu’il a des sentiments pour elle en ne lui parlant que de cul et, si j’ose, qui a noirci cette nuit de l’encre de son verbe alors qu’un effaceur eut été plus indiqué (en toute modestie, bien sûr J).
Cette interruption impromptue des programmes était sponsorisée par les bouillons Phô
Certains auront peut-être remarqué une absence un peu inhabituelle depuis le début de la semaine (pas de message, ok, ça c'est normal, mais pas de réponse aux commentaires, ce qui l'est moins).
La raison est très simple : j'étais arrêté suite à une brulure au bras droit et au pied gauche à cause d'une casserole de bouillon.
J'ai repris une activité quasi normale hier (donc beaucoup de choses à rattraper).
24 octobre 2008
Vu qu'il est d'usage de l'appeler ainsi : ce message s'appelle à cause de Tto
Le règlement de la chaîne est hypra simple :
1) Tu recopies le présent règlement avant de t'exécuter
2) Tu réponds à toutes les questions de la chaîne, franchement et sans esquive.
3) Tu publies la chaîne en mettant en lien le billet de celui/celle qui te l'a refilé(e)
4) Tu joues au sorcier vaudou avec la poupée de celui/celle qui est visé(e) en 3)
5) Tu choisis au moins 5 nouvelles victimes pour répondre à la chaîne et ... la répandre. Evidemment, tu glisses un commentaire sur leur blog pour les avertir de la funeste mission qui est la leur.
Et maintenant, c'était quoi ton dernier coup de ...
- folie : mon voyage à Majorque... même si j'avais besoin de partir.
- théâtre : Avec E. au mois de mai. On devrait y retourner d'ici peu.
- blues : ces derniers temps. Mon grand lit vide et froid recommence à me regarder de travers jusqu'à des pas d'heure dans le nuit.
- pouce : De la part de E. ma chef et amie et surtout A. notre grand chef qui prends sur son temps perso pour m'aider à rédiger mon CV en anglais. Ca fait plaisir de voir qu'ils veulent me garder à portée de main !
- gueule : Contre F. la semaine dernière parce qu'elle a décidé d'utiliser les listes de diffusion de mail du club pour nous vendre les meubles de son fils. Résultat, un petit mail sarcastique au comité directeur dont elle fait partie pour demander au webmaster de mettre un filtre parce qu'on commençait à recevoir des spams... je crois qu'elle l'a un peu mal pris.
- chance : Quand je suis devenu Prince de la belote au mois de juin. J'ai eu des jeux de pu** avec mon partenaire et mes adversaires n'ont rien pu faire.
- reins : Il y a 2 mois... pour repousser ma machine à laver qui avait bougé :'(
- frein : y'a deux semaine quand j'ai été obligé de piler sur place en sortie de rond point sur oute mouillée tout ça parce que 2 connards se faisaient des politesses. Sans mentir, je suis passé à ça du par choc d'une des voitures. A ça !!!
- essai : Je n'essai jamais, je réussi... (enfin... bon)
- fatigue : Lundi dernier, non, mardi, heu non, mercredi plutôt... En fait aujourd'hui, je me suis levé à l'heure de commencé le boulot. Genre comme dans le sketch de Florence Foresti, à 8h27 j'étais large...
- main : Le week end dernier et certainement ce week-end. Je file un coup de main à mon beau-frère à peindre la chambre de mon future neuveu (nièce ?) parce que ma soeur ne peut plus bouger (encore 4 mois, ça promet)
- balai : il y a 2 semaines. Depuis, j'ai utilisé la balayette.
- chaleur : il y a un mois à Majorque. 31 ° avec 80 % d'humidité. Un vrai sauna. Il était 10h30 du matin et la température a encore augmenté dans l'après midi.
- coeur : Encore et toujours (même si tout ceci est de sa faute)
- queue : Ca fait trop longtemps ; saurais-je même encore comment ça fonctionne ?
Et pour la patate chaude, je la refile à :
Virgainie, ALex, Psykokwak (même si pour ces deux là, j'ai peu d'espoir), Le Gay Lapin et puis n'ayons pas peur des monstres sacrés donc Matoo.
20 octobre 2008
Le titre de ce message est un clin d'oeil
C'est toujours bizarre de se dire que l'on va rencontrer un parfait inconnu pour la première fois; parfait inconnu, plus ou moins quand on considère que nous lisons les blogs desdits inconnus. Bref, ça fait toujours quelque chose.
Après tout qu'est-ce qui diffère un inconnu d'une personne que l'on n'a jamais vu, jamais entendu le son de sa voix, etc. Le fait d'avoir lu la prose plus ou moins personnel de quelqu'un permet t'elle de dire "lui (elle), je le (la) connais, j'ai lu ce qu'il a écrit".
Finalement, je peux écrire ici ce que je veux même si ce n'est finalement pas moi mais un personnage que je veux me créer. Dans un schémat de communication classique, entre ce que l'on veut dire et que que l'autre comprends il y a un fossé important et la communication non verbale (ton de la voix, position du corps,...) joue un rôle non négligeable dans la transmission du message. Alors quand en plus on a internet au millieu de tout ça, on continue à creuser le canion.
En même temps, qui connait-on le plus ? quelqu'un que l'on lit assidument ou quelqu'un que l'on vois souvent mais avec qui l'on ne discute qu'à peine ? Mais du coup se pose le problème de savoir comment est la personne avec qui l'on discute. Et là l'imagination prends le relais. Va-t-il (elle) être comme ceci ou comme cela ? aimera-t-il (elle) beaucoup parler ? C'est là en fait qu'on touche au sublime. Le fait de lire la personne que l'on va rencontrer permet de se faire une idée (qu'elle soit bonne ou mauvaise) d'avec qui on va passer un moment. Et cet instant, cette nano-seconde (que dis-je, à côté, la constante de planck c'est pipi de chat) avant la révélation vaux toutes les rencontres du monde, avant on ne connaît pas, après, on connaît. L'idée que l'on a eu n'est plus qu'accessoire.
Du coup, on bascule dans un autre univers. Celui de la première impression. Mais là, je passe le relais à Jeanne.
Découvrez Jeanne Cherhal!
17 octobre 2008
Etat des lieux
Syndrôme de la page blanche. Ca fait une semaine minimum que je n'arrive pas à écrire quoi que ce soit. Je démarre l'interface, et dès que j'arrive sur la fenêtre, je ne sais pas rien, je n'arrive plus à écrire.
Hier soir j'ai zappé toute la soirée. Finalement, j'ai vu un peu tout et surtout beaucoup de rien. C'est un peu ça ma tête en ce moment, je zappe un peu tout, j'ai pas très envie de ceci, ni très envie de cela. Finalement, je fini par ne rien faire ni ne rien voir dans tous les cas. Je tente trop de choses en ce moment, je me sent un peu déboussolé.
Le temps m'échappe comme ça m'arrive parfois. Je n'ai le temps de rien, je suis toujours en retard pour tout, tout passe trop vite. J'ai repensé à un clip de Linkin'Park d'il y a quelques années où on vois une fille qui avance lentement au milieu d'une foule floue à force de vitesse. Je me vois un peu en elle en ce moment.
Ce doit être la fatigue que j'ai accumulé en trop grande quantité pendant le congé maladie d'E. et que je n'arrive pas à résorber pour cause de trop de fêtes les week-end et de rien les soirs de semaine.
Est-ce que c'est le début de l'hier qui me met dans cet état ? Je vois de plus en plus de gris partout : sur la figure des gens que je croise, dans les magasins, dans le ciel (c'est vrai qu'on n'a pas vraiment eu grand chose d'autre que du gris cet été).
Ca doit avoir un rapport avec le boulot qui n'en fini plus de partir en sucette. Je fais toujours confiance à mon patron pour qu'il arrive à débrouiller la situation, mais je sent bien qu'il n'y arrive plus, qu'il est trop découragé, qu'il est à 2 doigts d'abandonner. Et moi je n'arrive plus vraiment à le remonter. Que ce passe-t-il quand un pilier déjà branlant perd un pilier supplémentaire ? Je ne dois pas flancher, je dois tenir encore pour moi, pour lui, pour les autres. Mais j'espère que ça ne vas plus beaucoup durer parce qu'on est tous prêt à lâcher.
Non, c'est sûr c'est dû à mes amis que je ne vois pas beaucoup en ce moment. Je n'ai même pas de nouvelles de S. et F. on s'éloigne pour mieux se retrouver, ça ne peut-être que ça.
Tiens, le fond ? et ben un petit coup de pied et ça repart.
Ho ! la page n'est plus blanche !!!
13 octobre 2008
Il m'énerve !!! Tant de talent c'est pas possible
Moi aussi j'aimerai savoir commettre ce genre de lettre assassine avec juste ce qu'il faut d'ironie et d'acidité dans le ton. Décidemment une très grande plume dont je ne me lasse pas.
09 octobre 2008
La meilleur façon d'blogger, c'est encore la notre, c'est de mettre un mot devant l'autre et d'recommencer
Je tiens à préciser tout de suite que le texte présent fait parti d’une chaîne que m’a lancé Adnihilo. Adnihilo, je te déteste !!!
Bon partant du principe que ce texte n’a aucun intérêt, que le règlement est totalement bidon et infaisable, je m’en vais partir du principe que le seul moyen de présenter un semblant de quoi que ce soit, finalement c’est juste de ne respecter qu’une partie des règles. Dont acte, ces quelques lignes peuvent être considérées comme faisant parti de l’exercice.
Il ne sera donc ici nullement question d’un chat dont personne n’a rien à faire (qu’il ai un nom ou pas d’ailleurs) ni des voisins tout aussi anonymes de cette sombre histoire. Quand à un éventuel streap-tease, je tiens à prévenir qu’il n’y a en aucun, je le dis et le répète, en aucun cas moyen que je m’adonne à cet exercice.
Ha oui, et les grossièretés ? ben voilà : « bite, chatte, couille, connasse, saperlipopette » (merci de retrouver là dedans aussi bien les expressions sexuelles que les gros mots, ce n’est en aucun cas un langage qui m’est coutumier). Adnihilo, j’aurai ta peau pour ça ;)
(Si avec ça, je me paye pas tous les dépravés de la terre dans les stats, j’y comprends plus rien).
08 octobre 2008
Lettre à W.
W., mon petit frère adoré, ce week-end ton lien avec ton père c’est cassé, je le souhaite de façon temporaire. Tu veux éloigner ta mère de lui pour éviter qu’il ne se passe plus jamais ce qui est arrivé ou même pire.
Je comprends ton objectif, je sais que tu es plein de bonnes intentions dans ta démarche. Je ne souhaite moi aussi que son bonheur, c’est pour cette raison que je souhaite que tu laisse ta mère vivre sa vie comme elle le souhaite, même si cela signifie pour cela la laisser vivre avec ton père.
Tu veux pour son bien l’éloigner de son mari. OK, et que va-t-elle faire ? je sais que tu veux la loger avec toi ou proche de toi. Mais elle ne veut pas vivre au dépends de son fils, elle refusera donc de vivre à ton crochet, parce qu’elle est capable de vivre sans devoir dépendre de qui que ce soit.
Même si tu trouve ton père invivable, ta mère, elle, trouve encore ce qu’elle souhaite en vivant avec lui à savoir une certaine liberté, pas de jalousie de la part de ton père envers d’autres hommes et surtout la compagnie pour ses vieux jours.
Ne cherche pas à la départir de tout ça. Surtout de la compagnie. Je sais que tu pense qu’il vaut mieux être seul que mal accompagné. Tu ne sais pas ce qu’est la solitude. La vraie solitude, pas le simple entre deux. Celle qui te fait toujours sortir de chez toi pour trouver la compagnie d’autres gens ne serais-ce que pour un moment. Celle qui te fait regarder la télé devant ton plateau repas parce qu’elle seul arrive à te faire oublier que tu ne peux pas rire avec quelqu’un d’autre du plat trop salé ou trop cuit. Celle qui te fait toujours trouver quelque chose à faire le soir pour repousser toujours plus tard le moment où il faudra aller te coucher dans ce lit trop grand et trop froid parce que personne n’est là pour l’occuper. Celle qui te fait partir en vacances pour te changer les idées et une fois sur place qui te fait te demander seul dans ta chambre ce que tu fais là. Celle qui te fait sourire quand tu es en société et pleurer quand tu es seul.
Ne souhaite pas infliger ça à ta mère, je suis sûr qu’elle ne le supporterait pas. Oh oui bien sûr tu va me répondre qu’elle ne sera pas seule, vous serez là avec G. pour prendre soin d’elle. Je ne remets pas en cause votre présence, mais la famille ou les amis ne pourront jamais remplacer l’intimité d’une personne avec qui l’on passe les moments importants ou insignifiants de sa vie.
Elle me l’a dit aujourd’hui et j’ai deviné dans son timbre qu’elle avait dû connaître ce sentiment et qu’elle ne souhaitait pas le revivre sauf si c’était vraiment le dernier recours. Elle est fragile même si elle ne le montre pas, mais elle est aussi très forte et elle saura le temps venu où elle devra partir et laisser ton père si ça doit se produire un jour. Elle est indépendante, elle n’aura pas trop de mal à se remettre de cette séparation si elle vient. Mais derrière…
W., ce que je te demande parce que tu aime ta mère, c’est de lui faire confiance et d’être là si elle en a besoin le moment venu, mais surtout ne cherche pas à décider pour elle.
Majorque : le carnet de voyage, troisème et dernière partie
Jeudi 11 : dernier jour de voiture
Aujourd’hui je me suis levé assez tôt pour partir rapidement dans les montagnes. Qui dit montagne dis beaucoup de route à vitesse réduite, donc pas de temps à perdre. Au programme : passage par Andratx pour visiter la ville (c’est juste à quelques kilomètres de Santa Ponsa). Une fois sur place je me suis rendu compte que la ville n’avais pas forcément d’intérêt touristique. Mais, ça ne veux pas dire qu’elle soit inintéressante quand même. Architecturalement parlant, j’ai retrouvé ici des choses que l’avais vu à Llucmayor à savoir des espèces de greniers directement ouverts qui doivent servir de salon d’été peut-être ou encore d’évacuation de chaleur.
Et la petite curiosité : l’Eglise. Bon le bâtiment tout en haut du village n’a rien de particulier. Mais si on y regarde un peu plus prêt : l’Eglise à un numéro. Je n’avais encore jamais vu ça. C’est à la fois tout à fait logique et très incongru (logique parce qu’après tout, c’est une construction susceptible de recevoir du courrier ou plus simplement figurant sur des plans de mairie mais incongru parce qu’une Eglise n’est quand même pas un bâtiment qui a besoin d’un numéro pour se distinguer).
Bon pour le reste, on a la petite fontaine mignonne du village, la place avec ses bars et puis ben… les ouvriers qui font des travaux en tenue légère (juste un short). Alors parfois, c’est agréable à regarder, parfois beaucoup moins… La ville est comme, il me semble, assez souvent sur l’île en pleine réfection. C’est dingue le nombre de chantiers que j’ai pu croiser depuis le début de la semaine.
Bon et puis sorti de tout ça, bah, pas grand chose donc retour à la voiture pour attaquer les montagnes direction Valldemosa. Alors les paysages de montagnes sont justes fabuleux. 3 ou 4 virages et c’est tout le panorama qui change.
Ici, le moins qu’on puisse dire c’est que y’a pas intérêt à oublier son litre de lait en allant faire ses courses sinon y’a plus qu’à aller courir après les chèvres pour les traire (et encore il faut les trouver, parce qu’en ai pas entendu beaucoup et j’en ai vu encore moins). Par contre, pour les olives, y’a qu’à se baisser. Il y a des oliviers partout dans cette région.
Les montagnes sont vraiment une succession de coins magnifiques mais paumés et qui ne sont pas très fréquentés. Hormis par les vélos… J’ai eu la surprise de croisé un beau mec en vélo juste au passage d’un col. Evidemment, il était accompagné de sa bourgeoise qui avait décidé de sortir sa bicyclette pourrie et qui du coup n’avançait pas.
Comme dans toute bonne montagne, rouler à 40 à l’heure, c’est déjà rouler vite. Mais pour le coup, ma petite Ford Ka m’a vraiment étonnée de précision et de confort. Je pensais pas que c’était une voiture si polyvalente que ça… Mais bon, il m’a bien fallu près d’une heure pour arriver enfin à Valldemosa.
Alors en fait Valldemosa c’est une petite ville de style assez française avec place de village, jardin et couvent. C’est dans ce couvent que sont venus se reposer Frederich CHOPIN et George SAND. La ville est construite en espèce d’espalier à flanc de colline et donc les rues (piétonnes évidemment) grimpent, descendent, se croisent, forment des places, des escaliers,… En tout en 5 minutes on a fait le tour des principaux éléments du centre. Mais qu’est ce que c’est plaisant de prendre sont temps pour savourer ces constructions qui rappellent la Provence, pour flâner le long des magasins, de déguster le silence cérémonieux qui règne dans le jardin derrière le couvent. Ici, le temps n’a plus beaucoup d’importance et je crois avoir compris mes illustres prédécesseurs qui sont venus chercher ici précisément un certain calme.
C’est aussi à Valldemosa que j’ai pu déguster des tapas à savoir, une purée de tomate à la tapenade légèrement relevée, une tranche de Sobresada (Sobressade) avec une confiture d’aubergine et du jambon noir. N’aimant pas les fruits de mer, je me suis rabattu sur la charcuterie qui est à tomber. Déjà d’habitude, j’en connais un qui aime me regarder manger à cause de l’application que j’y mets, là il n’aurait pas pu me lâcher des yeux une seconde. Ma maniaquerie de manger en quantité égale tel puis tel élément du repas a été exacerbée par les saveurs du déjeuner que j’ai pris sur la terrasse du restaurant-magasin.
Mais toutes les bonnes choses passent trop vite et il a fallu vite fait que je reprenne la voiture au parking pour poursuivre ma route. Prochaine étape : Deia. En fait, je ne savais pas ce que ce village pouvais bien être, on ne m’en a pas parlé, mais j’ai tout de suite senti avant même de le voir que ça devait être quelque chose de bien. Et je n’ai pas été déçu. Enfin si mais par le fait de ne pas avoir pu m’y arrêter.
En fait Deia n’est qu’un groupement d’habitations sur une colline adossée à un versant de montagne qui se jète directement dans la mer. Je n’arrive pas à être suffisamment précis dans ma description pour rendre justice à la beauté du lieu. C’est une nuée de touches ocre constellant un paysage de vert et de roc. La route passe à flan de montagne et n’est pas très large, pas moyen de s’arrêter donc. Pour rentrer dans le village, il faut passer un pont encombré, difficile d’y entrer en voiture. Je regrette de ne pas avoir pu aller y faire une petite visite, ne serais-ce que pour aller admirer la mer en contrebas de la colline. Ici, en se tenant au bord du parapet, on doit se sentir simplement bien.
Mais pour moi, ça n’a pas été possible, il ne me reste donc que le regret de ne pas avoir pu m’arrêter. Donc j’ai continué en direction de Soller.
Soller en fait est la ville d’arrivée d’un petit train historique en bois qui part de Palma et qui traverse les montagnes. Initialement, j’avais prévu de le faire demain ce petit train, mais comme en fait je commence à avoir besoin de me reposer un peu, j’ai profité de la voiture pour faire Soller et le petit train, ce sera une autre fois… peut-être.
En attendant, la ville était super mignonne. Encore une fois, c’est surtout le centre ancien qui est à voir, le reste de la ville est à première vue moins intéressant. Le cœur de la ville c’est 2 places sur lesquelles trônent l’Eglise et la gare. L’Eglise assez travaillée au niveau extérieure m’a beaucoup fait rire quand j’y suis rentré : c’est la première Eglise que je vois qui soit équipée pour y faire de l’accrobranche.
En fait elle doit simplement être en réfection et du coup ils ont installés un filet de protection mais cette histoire d’accrobranche est la première chose qui se soit passée par la tête. J’ai donc commencé mon petit tour et dans le cœur, deuxième choc : c’est la première Eglise que je vois où la statue de Jésus tiens un coupe-coupe… bon, c’était évidemment pas un coupe-coupe, mais il s’agit bien de la forme caractéristique d’un couteau. Ca m’a parut d’une rare violence dans un tel endroit si bien que j’en viens même à douter maintenant qu’il s’agissait de ce genre d’objet. Pourtant je l’ai bien vu et ça ne paraissait pas non plus être l’arrête d’un objet qui avait été là et qui a été cassé.
A droite de l’Eglise, j’ai pu photographier la filiale locale de la banque Gringott’s (la banque des sorciers). C’est le côté un peu travaillé des murs et des sculptures et les protections de vitres en fer forgé. On s’attend à voir passer la tête d’un dragon par la porte en bois à tout moment.
A la gare (autre ambiance un peu plus joyeuse), ils avaient une exposition qui parait-être permanente du peintre Miro (son grand père à vécu à Soller pendant longtemps, c’est pour ça). J’y suis venue, j’ai vu, j’ai été déçu. Je suis pas particulièrement fan de ce que j’ai vu là bas. Même si les tableaux sont assez colorés, ils sont aussi très noir, aussi bien à cause de ces espèces de formes noires que de l’ambiance générale qui se dégage de ces tableaux. J’ai trouvé ça torturé et incompréhensible. Autant je trouve l’univers de Dali totalement fou mais sublimement réalisé, autant je trouve les peintures de Picasso pas toujours magnifiques mais au niveau technique et de la signification très abouties, autant Miro, je n’arrive décidément pas à comprendre ne serait-ce que le début du pourquoi du comment. Comme quoi on ne peut pas plaire à tout le monde.
En sortant du musée et donc de la gare, je suis tombé devant une boulangerie qui vendant du chocolat. Mais alors, un truc : une plaque de près de 2 cm d’épaisseur avec une couleur juste à donner envie de lécher la vitrine juste pour vérifier si par hasard elle n’avait pas le goût et plein de noisettes qu’elles donnaient trop envie d’en manger. Heureusement, mon attention à été détournée par le petit train qui arrivait à ce moment là.
Puis un deuxième, puis un troisième. Et 2 minutes plus tard, un dernier. En fait quand ils parlent du petit train de bois de Soller, ils devraient dire les petits trains… qui pour le coup étaient quand même bien blindés.
Puis retour sur la place principale d’où part le « centre comercial » (qui est en fait l’association des commerçants du quartier). Une petite glace chez un glacier qui paraissait encore plus appétissant que ses gelatti. Et illumination divine, du tissu qui pend d’un balcon, combien y en a-t-il ? oui, on dirait bien un rainbow flag et la petite soufflette multicolore sur le balcon à l’air de l’attester. En fait, il s’agissait juste de 5 pans de tissus de couleurs vive qui signalaient qu’ici d’était un magasin de tissu… J’y ai cru. Au moins l’immeuble est joli.
Dans un des magasins, j’ai discuté quelque minutes avec une vendeuse parlant anglais (et oui, il n’y en a pas beaucoup, mais j’en ai quand même trouvé une…). L’objet de la conversation ? le tube de l’été à Majorque. Là bas, le tube de l’été de cette année c’est une version vaguement technoïsante de « Ella, elle l’a ». Oui, oui, ils ont recyclé une vielle chanson de France Gall pour en faire un tube. Et visiblement ça a pas été le seul il y a 1 ou 2 ans, le hit du moment c’était « Voyage, Voyage » remixé. Elle a été assez surprise quand je lui ai expliqué que ces chansons avaient une vingtaine d’années (et qu’accessoirement Voyage, voyage était un peu kitch quand même).
Retour sur la place qui en suivant les rails du train en plein milieu de la route pour repartir à la voiture, j’ai suivi un jeune du coin. Déjà, il faut le savoir, à Soller, les gamins de 13 ans on presque tous des piercings (arcade, lèvre, nez, n’importe où du moment que ça se vois). Mais l’autre attraction, c’est un gamin qui portait le T-shirt par dessus la tête et le pantalon sous la ligne des fesses (cf fig ci-dessous…), c’était d’un chic absolu.
De retour à l’hôtel, re-bronzing pour parfaire la couleur (vu la vitesse à laquelle je bronze, c’est juste histoire de parfaire la couleur blanche de ma peau ; enfin je dis ça, mais j’ai vraiment l’impression d’avoir bronzé et que ça se vois).
Vendredi 12 : Retour à Palma
Aujourd’hui, j’avais prévu repos avant le retour, mais comme je voulais faire des courses, ce matin c’était retour à Palma pour aller au marché. Hier soir, on a passé la soirée avec Me., O., N. et I. avec qui on avait joué à la belote mardi soir. On a discuté jusqu’assez tard (3 heures du mat) et du coup ce matin en me réveillant vers 8 heures 30 j’étais un peu crevé. Ben oui, c’est toujours comme ça, c’est quand je peux dormir que je me réveille tôt sans réveil… Bon du coup, après le petit dèj direction la station de bus. I. devait m’accompagner pour faire elle aussi divers achats.
Devant l’affluence de monde, elle a préféré renoncé c’est donc seul que je prends le bus… dans lequel je retrouve 2 personnes de l’hôtel. A. qui doit avoir une dizaine d’années de plus que moi et sa maman qui vont prendre le petit train de Soller. On a parlé et sympathisé, je leur ai dit que je partais au marché acheter de la charcuterie et elles se sont montrées très intéressées par l’idée de m’accompagner. Vu qu’elles avaient un peu de temps, je leur ai montré la gare de départ du train que j’avais repéré lundi et on est descendu au marché.
C’est immense à l’intérieur (et donc à l’extérieur vu que ce qu’il fait à l’intérieur se voit à l’extérieur). Oui parce qu’en fait, c’est un marché couvert mais qui est juste énorme. Les entrées sont joliment décorées derrière des colonnades.
Et c’est animé, irisé, vif, bruillant,… On est entré par le marché au poisson qui donne très envie de déguster de beaux filets, d’engloutir une bonne paëlla,… c’est propre, c’est beau, les poissonniers et poissonnières sont comme on peut l’imaginer, pas très discrets et hauts en couleurs.
Mais le principe n’étant pas de ramener de la sole ou du flétan, direction l’autre partie du marché où l’on vend les épices, les légumes, la charcuterie et la viande. Ici c’est une explosion de senteurs, de couleurs multiples, de bonne humeur. J’ai adoré ces guirlandes de piments, ces étales de tomates de variétés diverses, de poudres de perlimpinpin (rien d’illégal, je parle d’épices bien sûr), de jambons accrochés… O. et Me. M’avaient conseillé un étale où ils font un jambon délicieux à vraiment pas cher. Effectivement, le jambon était à 9,90 € le kilo (bon c’est un prix d’appel, mais il est super bon). Du coup, je suis reparti avec 1 jambon d’un kilo sept cent, 2 Sobresada, 2 chorizos et 1 morceau de Llomo. Plus 2 tranches de jambon et de chorizo et 2 tomates et 1 nectarine à manger tout de suite. Je me suis régalé, la charcuterie était tellement bonne qu’elle ne nécessitait pas de beurre ou de condiment, les tomates se dégustaient sans rien et la nectarine avait du goût.
Avec toutes les courses dans le dos, j’ai redescendu la ville pour aller récupérer le bus de retour en flânant quand même un peu. Et là, je n’ai pas réussi à me défaire de cette impression que la boucle était bouclée et que les vacances étaient finies. Lundi, je suis descendu du bus à la cathédrale et je suis reparti de Palma par la station centrale. Aujourd’hui, j’ai fais l’exacte inverse. Donc un peu nostalgique à cause de cette impression, je reviens jusqu’à Santa Ponsa où je n’ai rien fais de l’après midi à part me prélasser au soleil au bord de la piscine. Puis direction une petite crique pas trop fréquentée de la ville où j’ai retrouvé M.
Là, M. et les deux personnes avec qui elle était partie sur Minorque m’ont montré un petit coin où frétillent une quantité de petits poissons que l’on peut nourrir de pain directement à la main. Du coup j’ai passé un paquet de temps à nourrir les poissons et à les observer. Etant dans l’eau immobile, les poissons sont venus tester de me gober voir si par hasard, je n’étais pas à manger. L’impression était assez étrange. Ils ne font pas mal évidemment.
Puis comme le temps commençait à se dégrader, je suis rentré à l’hôtel où j’ai retrouvé tous le groupe autour de la piscine. On a pris un cocktail avant de partir manger. Evidemment les plus grandes tables étant prévues pour 4 personnes mais qu’on était 5, on a mis le souk dans la cantine en regroupant des tables, en parlant un peu comme si on était seul dans le restau,…
Au final, on est resté à discuter jusqu’à minuit, 1 heure du matin. Vu que j’avais pas encore préparé ma valise pour le retour de demain, je suis monté vite fait. Quelle sensation horrible de préparer les bagages pour revenir. Les vacances ont déjà un goût de terminées alors que je suis encore là jusqu’à 13 heures. Ca a vraiment un côté triste.
Samedi 13 : dernier jour des vacances
J’ai quand même pu profiter du soleil jusqu’à la dernière goutte : je me suis rhabillé complètement que 5 minutes avant le départ. Avant ça, j’ai encore traîné un maximum le long de la plage de Santa Ponsa pour prendre quelques dernières photos, au bord de la piscine pour m’accorder un maximum de chaleur et de soleil avant le retour sur Paris qui s’annonce difficile : Me. et O. se sont renseignés : à Paris il pleut et la température n’est que de 12 degrés ce matin. Du coup, le jean, le pull et la chemise que j’avais prévu « au cas où » vont me servir en rentrant.
C’est un peu l’heure du bilan. L’hôtel d’abord. Ben en fait, pas mal pour tout ce qui concerne le cadre, l’accueil, la chambre en dehors de la salle de bain. Celle-ci était trop, mais vraiment trop petite. Pour aller aux toilettes, il fallait de contorsionner entre la douche à droite et le lavabos à gauche et vraiment bien viser si on voulais pas pisser au mauvais endroit. Apparemment, il y en a certains qui avaient une baignoire dans leur chambre. Franchement, donner les chambres les plus pourries aux « singles » alors qu’on paye plus cher que les autres, c’est dégueulasse.
Bon le restaurant de l’hôtel, c’était clairement son point faible. La bouffe vraiment pas terrible et en une semaine, on n’a même pas eu l’ombre d’un plat traditionnel. On nous a indiqué qu’il ne valait mieux pas parce que le cuisinier, allemand !!!, avait essayé et qu’il y avait eu des plaintes des clients. Ben c’est si compliqué de faire venir un chef pour une soirée à thème ? enfin bon, on n’a pas été malade, c’est déjà ça.
Le temps ensuite. Comme je le disais samedi dernier, je suis venu chercher soleil et chaleur et bien je n’ai pas été déçu. Sur 7 jours de vacances, une journée de temps mitigé (un peu de nuages, mais rien à voir avec ce qu’on a eu cet « été » à Paris). Et la température minimum de 25 ° la nuit ou la journée de temps moyen et jusqu’à facile 35° avec un fort taux d’humidité pour les plus belles journées.
Temps magnifique qui m’a permis de bronzer, sans cramer (pour une fois). J’ai indéniablement une trace de bronzage au niveau du maillot de bain. Je vais rentrer lundi au boulot en rendant les collègues jaloux. Reposé ? heu oui un peu, mais vu ce qui m’attends, ça risque de pas être assez. Mais au moins, je me suis un peu changé les idées et j’ai pris mon temps pour faire plein de chose que je ne peux pas vraiment faire habituellement : visiter, dormir, bronzer, lire, me reposer,…
Par contre j’ai vraiment été choqué par la compagnie d’avion du retour : autant à l’allée, on a été choyés, on a eu le droit à plein de trucs sympa, genre collation, bonbons,… autant au retour on a juste eu le droit à… un catalogue de prix. Normal, c’est la compagnie low cost d’Air France, donc bénéfice à fond.
Et le pilote d’avion n’a rien trouvé de mieux avant le départ que « suite à la 2500ème dépression sur Paris, il faut un temps gris et 15° ». J’ai vraiment bien fais de prévoir mon pull pour le retour. Et en effet, une fois arrivé à Orly (ben oui, on décolle de Roissy mais on atterri à Orly et tant pis pour les voitures au parking…), ça a été la déprime totale. Déprime renforcée par la première image que j’ai eu à mon arrivée sur le sol Français : un mec en train de pleurer et pas de joie dans les bras de… son père ?
J’aurais mieux fais de louper mon avion tiens… la reprise vas être dure.
La dessus, on s’est quitté bons amis avec tous les autres mais sans s’échanger les numéros de téléphone. Ca m’a fait mal au cœur. Après tout, tous ces bons moments passés ensemble n’étaient-ils que factices. Il faut croire. Bon, il me reste quand même de très bons souvenirs, une certaine pêche et de belles couleurs, et il faudra capitaliser là dessus.
Et c’est comme cela que s’achèvent mes vacances à Majorque. Ce soir direction la crémaillère de ma sœur où au moins je pourrais ne pas finir ma soirée tout seul après le retour.
03 octobre 2008
Ce matin j'ai croisé Jesus...
... il roulait en 4x4 !!!







