De Sanquis

Dictionnaire des moments rares et précieux

28 janvier 2009

Y'a qu'un ch'veux sur la tête à Mathieu

Je le disais vendredi, je vais faire un truc qui ne se fait pas particulièrement : je vais afficher ici la photo d’un mec inconnu qui a laissé en toute confiance sa photo sur un chat pour rencontrer un mec, pas pour être exposé dans le journal de quelqu’un d’autre.

Donc voilà la photo (bon par souci de respect de sa vie privée j’ai quand même un minimum caché sa tête, je suis pas un sauvage, non ? si ?).

beau_mec

Bon maintenant la question c’est de savoir pourquoi j’ai fait ça ? ben tout simplement parce que je me dis que la vie doit être facile quand on ressemble à ça. Je veux dire, je l’envie d’une certaine manière parce qu’il correspond assez fidèlement à ce que je considère comme un beau mec que j’aurai envie de connaître. Aujourd’hui, j’ai appris à vivre avec ma tête et de l’assumer et je suis capable de me dire que je ne suis pas vraiment plus laid qu’un autre. OK, mais en attendant quand je me regarde dans une glace, je ne vois pas l’image d’un mec sur lequel je me retournerai.

Je ne connais bien sûr pas sa vie, mais il respire une certaine confiance en lui acquise depuis longue date. Par exemple, je suis incapable comme lui (et tellement d’autre) de me mettre torse nu pour poser sur une photo qui va circuler sur internet. J’ai encore du mal à imaginer que mes kilos puissent faire envie à quelqu’un (alors que, paradoxe exquis, les kilos des autres ne sont pas un problème pour moi).

Oui, j’aimerai lui ressembler, avoir le corps qu’il arbore fièrement (et à juste titre), mais finalement, qu’est ce que ça m’apporterai ? juste de me plaire à moi mais pas forcément à ceux à qui j’ai envie de plaire qui sont peut-être attirés par des mecs qui ressemblent à quelqu’un d’autre ou même qui me ressemblent… pourquoi pas. Le mieux c’est de composer avec ce qu’on a d’autant que ce mec qui me fait tant envie au premier abord n’est peut-être qu’une ordure finie ce qui en ferait de fait un mec impropre à la consommation.

Mais bon, la vie doit quand même être vachement facile quand on est dans sa peau…

P.S. : ne pas voir dans le titre l’aveu d’une connaissance particulière du prénom dudit monsieur, ce serait un sacré hasard qu’il se prénomme Mathieu !

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26 janvier 2009

Cette nuit mon chateau c'était Versailles, mais plutôt versions les grandes eaux

Je l'ai toujours dit, j'habite un vrai chateau, magnifique avec ses mûrs en pierre, ses poutres, son plancher en chêne,...

Ben en fait cette nuit, mon chateau à surtout brillé par ses grandes eaux, un vrai geyser en action... Résultat à 2h30 du matin après avoir dormi à pein 2 heures, j'ai été réveillé par le bruit de mon ballon d'eau chaude qui se vidait inlassablement dans le trop plein (et visiblement depuis un bon bout de temps).

Résultat, à 3h00 cette nuit, j'ai enfin réussi à arrêter la gabegie en coupant purement et simplement l'arrivée d'eau, j'étais trempé de la tête aux pieds, énervé et exténué, j'ai dû couper l'électricité de la moitié de l'appartement pour être sûr de pas provoquer des courts circuits et autres joyeusetés du genre...

J'ai quand même réussi à me recoucher après mes exploits mais en étant trop énervé pour pouvoir m'endormir, et donc quand mon réveil à sonné à 7h15, mes yeux ont eu beaucoup de mal à se décoller et j'ai même pas pu prendre une bone douche bien chaude pour me remettre d'aplomb.

Et le comble c'est que quand j'ai téléphoné à mon père, je me suis pris une réflexion comme quoi je l'avais réveillé pour quelque chose sans importance... père indigne !!!

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23 janvier 2009

Y'a qu'une dent dans la machoire à Jean

Je voulais faire un truc qui se fait moyennement aujourd'hui, mais comme je m'y suis pris trop tard, ça attendra la semaine prochaine.

Ce teasing est totalement foireux.

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18 janvier 2009

Ici à Bruxelles

Il pleut !

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15 janvier 2009

Une info capitale en forme de clin d'oeil

Ce matin, ma radio m'a parlé comme tous les matins. Et elle m'a donné plein d'infos absolument indispensables comme mon horoscope (mauvais, comme d'hab'), la température à Marseille et l'info que je m'apprête à délivrer ici :

Le chiffre d'affaires de la littérature française se distibue à plus de 85 % entre 10 auteurs et 15 % pour tous les autres. Peut-on encore appeler ça de la culture lorsque que si peu de d'auteurs représentent une telle part du paysage littéraire français ?

La question se pose encore plus lorsque que l'on sait que la liste des happy few se composent en premier lieu de Marc Levy et Guillaume Musso suivi heureusement par Fred Vargas pour réenchaîner avec Amélie Nothomb. Je suis certainement pas le seul mais là tout de suite, j'ai mal aux neurones...

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14 janvier 2009

Juste une mise au point

On pourrait croire que je suis reparti à ne plus rien écrire pour une période plus ou moins longue... Ce serait peut-être pas tout à fait faux, mais en vérité, je suis en train :

- de préparer mon déplacement professionnel,

- de régler une quantité de problèmes dus à l'intégration (pas des gros trucs techniques, grandioses, ambitieux, non ! juste une quantité de petites merd*, prises de tête et autres embettements quotidiens),

- d'avaler des cachets toute la journée (parce qu'il y en a marre d'être malade),

Et tout ça ne laisse pas beaucoup de temps pour venir écrire. Vivement la semaine prochaine, se sera certainement plus facile.

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09 janvier 2009

Pas de résolution, juste des plans sur la comète partie 5

J’aime les hommes ! La grande surprise, effectivement !!! Par contre la nouveauté c’est que les hommes commencent enfin à me remarquer et peut-être même à m’aimer.

Autant le dire tout de suite, ma vie sexuelle n’a pas été particulièrement mouvementée et ma vie sentimentale est totalement catastrophique à tel point que je ne peux pas avouer avoir vécu une histoire sentimentale digne de ce nom. J’ai connu l’amour physique bien sûr, d’abord trop tôt et pas comme il fallait (attention, je n’ai pas été abusé) puis ensuite trop tard, bien trop tard. C’est le problème d’avoir des complexes, on deviens invisible aux autres.

Du coup, je me suis toujours arrangé pour tomber amoureux de ceux avec qui ça ne pouvait pas coller, trop beau, trop intelligent, trop bien, trop inaccessible,… toujours un truc de trop et surtout, de mon côté, toujours un truc qui ne collerai pas parce que toujours un truc de pas assez.

Comme en plus je m’y suis toujours mal pris : c’est pas en allant traîner du côté des lieux de sexe qu’on reviens avec un mec en poche. Au mieux on reviens après une partie de jambe en l’air au pire, c’est la queue entre les jambes. Mais de toute façon, ce n’était jamais bien parce que je n’étais pas à ma place. Donc les petites affaires étaient males faites et surtout insuffisantes parce qu’inadaptées.

Puis un jour, à la faveur d’un clic aventureux et déplacé, je me suis retrouvé en train de remplir un formulaire d’inscription à un site de rencontre. Gratuit hein, parce que c’est juste pour voir comment c’est fait à l’intérieur, de toute façon, je ne m’inscrirai vraiment que quand j’aurai internet chez moi. Et j’ai mis ma photo. Même si c’était pour rire, j’ai choisi une photo en particulier que j’aimais bien et surtout qui m’avait déjà valu quelques compliments.

Et les hommes ont consultés ma photo, il est même devenu évident qu’elle plaisait à quelques uns qui revenaient la consulter régulièrement. J’ai eu le droit à quelques petits mail sympa aussi. Pauvre innocent que je suis je ne me suis pas rendu compte que j’étais en train de répondre à ces mails, pour certains très directs, pour d’autres beaucoup plus tendre, et que donc je rentrais dans le jeu. Attention, je m’étais lancé, mais bon, ça compte pas, c’est juste pour rire. Jusqu’à ce que je me retrouve sur une place de Paris en train d’attendre mon rendez-vous. Quand ça deviens du réel, le juste pour rire s’arrête net. Mais je n’ai pas vraiment peur en fait parce que je suis lancé donc autant en profiter et voir ce qui débouche. En l’occurrence, rien le bonhomme n’est jamais venu, il me dira plus tard que l’heure  rendez-vous n’avait pas été définie et qu’il attendait ma réponse…

Presque en même temps que mon inscription de mon côté, un ami me montre un autre site de rencontres mieux fait et bien plus achalandé. Là il doit y avoir l’homme de ma vie. Donc sur un coup de tête, je fais à nouveau une inscription mais toujours gratuite parce que, ben pareil, j’ai toujours pas internet. Et je farfouille, j’y viens, et j’y reviens, je me rince les yeux sur tous ces beaux hommes. Et certains viennent visiter ma fiche et me contactent eux aussi. Les questions sont précises. Certains ne sont là que pour une chose et le font rapidement savoir. Ile cherche du cul tout de suite et ils ne sont pas très regardant du moment qu’ils ont ce qu’ils veulent. Comme le dit P. un trou n’a pas d’œil (je sais, c’est poétique, mais ça n’est pas de moi).

Je rembarre certains messieurs qui me contactent de façon trop brutale et direct et qui souvent ne me plaisent même pas. Mais certains autres… non. Les choses sont claires, on est là pour faire des bébés pas pour se retrouver à l’église. Par contre, c’est quand même sympa de faire connaissance avant de se sauter dessus, on n’est pas des lapins. Mais l’important est de prendre le plaisir là où il est et ne rien attendre, après tout les choses sont claires mais on n’est jamais à l’abris d’une rencontre.

Donc je me prends au jeu et je joue. Plus on joue et plus ça deviens facile de continuer à jouer. Jusqu’au jour où je suis à 2 doigts de commettre un acte qui m’aurait laissé pas mal de doutes : j’ai failli jouer avec le mec d’un très bon ami. Sauf que là, non. Je n’en suis pas capable sinon comment pourrais-je encore le regarder en face ? Donc je préfère laisser passer la chose.

Puis un flash, puis un mail, puis deux puis trois puis plein d’autres. Et un coup de téléphone. Lui est en vacances et il veux me voir. Moi je n’y suis pas encore mais c’est pour très bientôt et promis j’ai très envie de le rencontrer. Et rendez-vous est pris. Un vrai rendez-vous avec restaurant et après midi rien que pour nous. Si ça colle c’est merveilleux, sinon, ça va être long comme après midi. Parce que c’est pas programmé plan cul, c’est programmé « Rendez-vous ».

Le jour arrive enfin et je me prépare, je me pomponne pour lui parce que j’ai envie de me plaire et de lui plaire. Je ne suis pas très stressé pour une fois, tout me paraît évident. Je prends mon train en retard à cause des grèves (comme d’habitude !) mais je lui téléphone pour le prévenir. Et j’arrive enfin. On se retrouve et il est encore plus agréable en vrai que sur la photo.

M. m’emmène déjeuner. C’est agréable, il me pose plein de questions, m’écoute et c’est facile de parler avec lui. Je lui pose des questions aussi mais il rechigne un peu à me répondre en m’expliquant qu’il aura plein de choses à me dire mais qu’il préfère attendre le dessert. Je suis bien en sa compagnie. Nous commandons les desserts et il m’explique sa situation qui est loin d’être évidente. J’ai du mal à savoir comment il peut y avoir une place pour moi mais il m’en propose une tout de même et je l’accepte (je précise à ce moment là que je ne brise aucun ménage, parce que de fait il n’y en a plus).

Après le déjeuner, nous nous quittons pour une heure avant de nous rejoindre chez moi. Il me ramène à la gare et m’accompagne sur le quai. Nous nous disons encore quelques mots doux et nous nous embrassons. C’est un peu comme dans les films où le bel amant embrasse sa promise sur le quai d’une gare alors que le train démarre. J’en ai encore des frissons. Et ces 2 heures qui passent avec une lenteur exaspérante. Je n’ai qu’une envie c’est de le revoir. Et enfin, il me téléphone et je l’entends dire qu’il est en bas de chez moi. Quand il arrive, il me prends dans ses bras. Comme c’est bon, comme c’est tendre, j’y suis bien je pourrais rester là pendant des siècles. Il m’embrasse et me caresse et me dis encore et toujours plus qu’il me trouve encore plus mignon que sur la photo. Je fond littéralement. On passe le reste de l’après midi ensemble avant qu’il ne reparte. Je reste avec la tête dans les nuages mais je préfère ne pas rester seul près ça donc je pars vite rejoindre mes amis pour le nouvel an.

J’ai essayé de le joindre 1 fois ou 2 après le nouvel an pour lui proposer de venir passer un peu de temps avec moi mais je n’ai eu de nouvelles qu’aujourd’hui. Il m’a expliqué qu’il avait été malade et qu’il n’avait pas quitté son appartement pour se remettre en vue de son nouveau boulot qu’il recommençait lundi.

L’attente de ses nouvelles a été longue et je brûle de le revoir mais ça risque de prendre un peu de temps entre son nouveau boulot, ses week end pris et les miens également…

La période des fêtes a été riche d’expériences diverses. Parce que si j’ai M. d’un côté avec qui quelque chose semble être en train de commencer, je dois aussi parler de T., de C. et de P.

Alors dans l’ordre T. est quelqu’un que j’apprécie beaucoup et que je considère de plus en plus comme un ami. Ces derniers temps, nos échanges se sont rapprochés et se sont fait plus coquins que jamais. Attention, ce n’est pas un jeu de séduction, nous sommes juste amis. Mais on se titille un peu par ci, on se chauffe un peu par là pour de rire. Sauf qu’à force de jouer, on risque de gagner et c’est ce qui est arrivé. Rien qu’un coup de bluff entre amis mais qui m’a quand même bien retourné les sens. Et ce qui est formidable c’est que je n’ai ressenti aucune ambiguïté à aucun moment.

C. ensuite. Bon concernant C. j’ai pas grand chose à dire sauf que c’est un gamin de 20 ans qui m’a contacté par le site de rencontres et dont l’objectif quasi unique était de « dormir chez [m]oi ». Pourquoi je l’ai laissé d alors que dans son délire alors que de mon côté je n’aspirais déjà qu’à revoir M. ? C’est une grande question que je n’arrive pas à élucider. Je ne lui ai pourtant laissé aucun espoir particulier, mais il avait l’air de m’avoir choisi et pris la décision. Toujours est-il que ce jeune homme (qui ne me plaît même pas plus que ça physiquement) attends toujours que je le recontacte pour lui indiquer quand il peut venir. Bon dès que possible, à moi d’être un grand garçon et de clore cette non-histoire.

Et enfin, P. Pourquoi a-t-il fallut que je recroise P. juste à ce moment là ? P. c’est un garçon plus âgé que moi (enfin, M. est plus vieux que P. donc le critère n’en est pas un) dont je ne connaît pas l’orientation sexuelle mais que je soupçonne d’être homo aussi. En tout cas, les 2 ou 3 fois que je l’ai vu, j’ai bien flashé sur lui sans pour autant oser « lui avouer mon transport » (pour la petite histoire, je le connais de par la belote et c’est justement ce qui me bloque, j’aime pas l’idée d’aller piocher dans ce panier là). Physiquement il est loin d’être très beau mais franchement, il y a un truc chez lui qui me plait méchamment. Par contre pour discuter avec lui, c’est un peu dure : pour réussir à lui tirer 5 phrases d’affiler, il faut se lever tôt. Mais voilà, j’aurai bien profité de mon récent changement d’état d’esprit pour voir si y’avait moyen de pécho.

C’est nul, on attends quinze mille ans et quand y’en a enfin un qui tombe, il tombe pas tout seul et le choix deviens compliqué. Enfin de choix, pour le moment, il n’y en a pas vraiment, c’est clairement avec M. que j’ai envie de tenter quelque chose. J’espère juste que c’est réciproque. C’est une torture d’ailleurs parce que je n’ai qu’une envie là maintenant c’est de le serrer dans mes bras et qu’il m’embrasse.

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08 janvier 2009

Pas de résolution, juste des plans sur la comète partie 4

Comme je l’ai dit plus tôt, ma situation professionnelle s’est à nouveau troublé. J’en ai déjà donné des indices sans jamais vraiment expliquer. Depuis que j’ai commencé à travailler il y a 11 ans maintenant, j’ai pas mal changé de boulot (on ne se fait pas un CV de 2 pages bien tassées en moins de 10 ans en restant toujours assis le cul sur la même chaise). Je considérais au début que changer souvent m’amènerai plein de façons de travailler différentes et que ce serait donc un plus.

Mais depuis 2 ou 3 ans, je souhaitais enfin me fixer, mon CV était assez riche et plus de richesse aurait pu mener à l’indigestion. Mais voilà, a commencé la série noire. Les boulots loin, mal payés, mal considérés. Et puis surtout, 2 des sociétés dans lesquelles je suis passé sont tombées dans des situations financières assez désastreuses.

Puis je suis revenu travaillé dans mon premier boulot. Ce que ma tutrice de l’époque me proposait n’était rien de moins que de revenir, apprendre son boulot à elle pour qu’elle puisse partir à la retraite en me laissant les rênes, ou devrais-je dire, les cordons de la bourse. C’était évidemment une opportunité en or.

Le hic, c’est qu’on ne lui avait donné l’autorisation au niveau de la maison mère que d’un CDD d’un an renouvelable. C’eut pu être un gros problème, mais j’ai fais confiance à E. qui ne m’a jamais trahi. Et elle ne m’a pas trahi. Le hic viens de notre très grand patron, qui n’avait pas tout dévoilé ses plans et qui en fait était en train de vendre sa boite à un presque concurrent (nous sommes dans la même branche mais nos activités ne se chevauchent quasiment pas).

Et qui sont les premiers menacés dans ce genre de situations : les gens qu’on peut virer sans grand effort comme les intérimaires et les CDD. Les administratifs faisant double emploi, j’ai eu l’impression d’être déjà sur les listes de départ. Heureusement mes boss se sont battus pour tout le monde, moi dans le lot comme n’importe quel employé. Merci de m’avoir fait sentir que je fais parti de la famille.

On s’est serré les coudes et on a tous essayé de peser de tout notre poids pour inverser ce qui se produisait à savoir l’intégration de notre filiale dans la filiale France de notre acheteur. On y a cru un temps, on a vraiment pensé qu’on avait réussi à s’en tirer, mais on peut faire ce qu’on veux, quand un patron à décidé de vous lâcher totalement en pâture à ceux qui veulent vous bouffer, rien ne peut y faire.

2 des 3 services de notre société ne peuvent être balayés parce que nos acheteurs en ont trop besoin. Mais l’administratif, c’est pas grave, il suffit de remplacer, et ça marchera toujours aussi bien… qu’ils pensent.

Chez eux, la comptabilité et la finance sont centralisées en Europe. La France ne gère qu'une petite partie administrative genre les payes, le secrétariat et autres joyeusetés de ce genre. Hors ce sont justement des choses que je ne veux pas faire. De plus, depuis maintenant un certain nombre de mois que nous les côtoyons, j’ai pu observer leur façon de travailler et ça ressemble typiquement à ce que je n’apprécie pas : tous les inconvénients d’une grande société sans en avoir les avantages, des méthodes de travaille pas toujours très saine, un patron cinglé que rares sont ceux chez eux qui arrivent à le supporter.

J’ai donc déposé ma candidature pour continuer la comptabilité de notre société à l’intérieur de leur groupe ce qui obligerai à m’expatrier. Ma candidature sur ce genre de projet n’a pas l’air de vraiment les intéresser en tout cas pour le moment, mais ils m’ont tout de même proposé 2 ou 3 projets à mettre en place à court terme. L’un de ces projets va d’ailleurs me faire partir dans 15 jours chez eux afin que je puisse rencontrer l’équipe et pour que nous puissions ensemble concevoir un modèle à mettre en place entre la filiale française et le siège administratif européen.

C’est encourageant parce que, de leur propre aveu, ça me permet de mettre un pied dans la porte pour ne pas qu’elle se referme et qu’ils puissent apprécier ma façon de travailler. Encore une fois ils doivent avoir une idée derrière la tête parce que leurs propositions et projets ressemblent étrangement à une façon de me garder sous coude avant autre chose.

Malheureusement, je dois aussi considérer les autres possibilités qui sont elles moins drôles. Après tout, comme je le disais, la date fatidique de mon contrat arrive à fin février et c’est exactement la date à laquelle E. est licenciée. E. licenciée ! quand je vois avec quelle facilité et surtout avec quelle désinvolture on se débarrasse des gens qui ont pourtant compté en laissant faire, sans chagrin, sans remord. F. vous être une ordure, un sans cœur et pire, un sans couilles.

Il y a donc aussi le passage en CDI mais pour faire quoi ? après tout, peu de postes peuvent m’intéresser au seing de la filiale France. Mais peu, ce n’est pas aucun. Il me faudra juste surmonter l’impression de trahison que je risque de ressentir envers ce qui fut notre société et notre équipe.

Je peux aussi repartir ailleurs, tenter ma chance dans une autre société en espérant trouver quelque chose de bien, mais pas en cherchant à retrouver aussi bien. Ce qui existait chez nous ne peut exister ailleurs. Enfin, même si il y a encore d’autre possibilités, je ne les ai pas en main pour le moment, je peux continuer et attendre. Attendre voir si mon boss réussi son pari. Et dans ce cas, c’est une autre aventure qui commence, un saut dans le vide en espérant que la chute ne sera pas trop dure. Mais je ne tomberais pas seul et pas forcément longtemps.

C'est tout le problème de l'histoire, c'est qu'autant je peux décider de mon destin dans les autres domaines, autant, professionnellement je suis soumis à un certain nombre de décisions qui ne sont pas les miennes. Je ne peux que décider si je souhaite rester et rebâtir sur les ruines ou partir construire ailleurs en espérant que la baraque tiendra.

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07 janvier 2009

Pas de résolution, juste des plans sur la comète partie 3

Les liens se défont-ils automatiquement lorsque l’on change ? J’ai toujours eu un gros problème avec les au revoir et encore plus les adieux. Pour moi au revoir se dit « à plus » et adieu, se conjugue à coup de « à une prochaine peut-être ». De cassure nette et définitive, je n’en ai connu que peu dans ma vie qui ne soient dues à la mort. Il a fallut pour ça qu’on s’attaque violemment à moi, à ma famille ou a mes amis. J’ai une réputation de gentil (qui me fait bien marrer d’ailleurs parce que j’ai un caractère de merde).

Ma famille, c’est ma tribu. Quand j’étais gamin, je ne me suis pas particulièrement senti connecté aux autres de mon âge en dehors de mes cousins qui se trouvaient être mes voisins. Mes camarades d’école et de mon village ne m’ont jamais vraiment intéressé. J’ai plus passé de temps avec mes ainés de l’âge de mes parents voire de mes grands-parents. D’ailleurs, j’étais toujours fourré chez eux, aussi bien maternels que paternels. J’en ai déjà discuté ici donc je n’y reviendrais pas. Mais cela explique pourquoi je me sent proche de toute cette famille.

Mes amis, c’est mon autre tribu, mon pays d’adoption. C’est grâce à eux que j’ai pu tenir malgré des longues périodes difficiles, c’est eux qui m’ont donnés le courage de m’affronter et d’affronter ma famille quand ça a été nécessaire. Sans eux qui sait si je serais encore là pour raconter ça aujourd’hui. C’est malheureusement aussi dans cette tribu que j’ai dû compter des traîtrises et des cassures.

Depuis quelques temps maintenant, je ne sais plus exactement où j’en suis avec eux. Suis-je toujours aussi important pour eux, le sont-ils autant pour moi ?

J’ai changé ou plutôt non, j’ai évolué. J’ai souvent l’impression que mes amis et ma famille eux n’ont pas évolué au même rythme et/ou dans le même sens que moi. Je parle de mon cercle fermé d’amis, ceux à qui je dis tout et à qui je suis capable de pardonner presque tout, même jusqu’à une ancienne presque homophobie ou divers méfaits, pas de mes cercles de bons voire très bons copains comme par exemple les beloteurs ou mon club de roller.

Ce qui me mine surtout c’est que je vois mes grands-parents vieillir. En soi rien d’anormal mais ces derniers temps, j’ai vraiment l’impression que le processus s’accélère et qu’il ne me reste plus beaucoup de temps à passer avec eux. Les fêtes ont été fatigantes à cet égard. J’ai passé de très bonnes fêtes mais Noël m’a montré ma grand-mère presque perdue chez elle alors que tout à toujours tourné autour de son salon et mon grand père fatigué et presque muet quand il n’y a pas encore si longtemps, il rigolait de pas grand-chose.

Et ce jour de l’an que nous nous étions promis avec S. et F. et qui est encore passé sans que je puisse les voir. Nous sommes tous les 3 trop injoignable, trop difficile à réunir, trop chargés, stressés, fatigués. Je ne les blâme pas, bien au contraire, je suis parfaitement conscient que je suis responsable de ça aussi. Je n’ai pas forcément été facile à vivre à plein de moment et il ont pourtant été là pour moi. Je ne vais tout de même pas jouer la fine bouche maintenant.

Mais j’ai la sensation que l’on s’éloigne, fais-je encore vraiment parti du trio ? En fait, ils sont le rocher sur lequel je souhaite m’accrocher en ces temps incertains dans ma vie. Cette envie d’autre chose n’est en fait qu’une envie de plus. Je suis encore en train de vouloir les faire me porter sanq me demander si ce sont eux qui ont plus besoin de moi que le contraire. Je ferais bien de leur poser la question à 10 000 points et de vraiment les écouter y répondre au lieu de me morfondre.

Et que dire de E. et W. C'est souvent assez lourd à gérer et je ne me sent pas toujours à ma place, mais ils ne vont pas bien et je ne veux pas les abandonner, ce serait cruel de ma part. Je ne peux rien faire d'autre que de leur tendre une main pour les réconforter, surtout W. mais pour combien de temps encore ? je ne peux apporter que peu de choses pour qu'il n'arrive pas un drame, mais est-ce que ce sera suffisant ? Chaque seconde gagnée est déjà une bonne chose et si je peux permettre d'en sauver ne serais-ce qu'une seule, je dois continuer.

En fait ce que je souhaite c’est que le fleuve remonte et que les choses redeviennent comme avant, mais 1 c’est impossible et 2 je me rends compte que ce retour en arrière me ramènerai moi aussi en arrière et ceci ne serait pas une bonne chose. A partir de là une seule solution : inclure ma famille et mes amis dans ce qui m’arrive pour qu’ils puissent m’accompagner encore sur un bon bout de chemin.

Et tant qu'à faire, il faudrait que je reconsidère plusieurs choses parce que certaines personnes commencent à prendre de plus en plus de place dans ma vie. Des gens pour qui je dois me demander si ils ne sont pas plus que des vagues copains avec qui je traîne depuis quelque temps, mais plus des personnes avec qui j'ai déjà partagé un certains nombre d'expériences, de moment joyeux, de secrets de ma vie... Je pense à P. et T. évidemment, mais aussi C. et A. Ce sont des que j'inclus de fait dans ma vie aujourd'hui sans m'en rendre compte. Ils n'ont pas réclamés une place, ils en ont une de fait.

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06 janvier 2009

Pas de résolution, juste des plans sur la comète partie 2

Comment définir les changements qui me sont arrivés en quelques mots ? je vais prendre une image simple : c’est comme une avalanche. C’est un événement normalement anodin, presque sans importance, un simple flocon de neige, mais qui entraîne un engrenage de plus en plus important et rapide. Et c’est toute une montagne qui change de visage en restant grossièrement la même. Parce que si l’avalanche est suffisamment puissante pour arracher une forêt, pour traîner des pierres dans son sillage, elle ne modifie pas le contour complet de la montagne.

Pour moi ça a été la même chose. Il y a eu un petit événement il y a maintenant presque 2 ans qui n’est autre que l’approche de mes 30 ans. J’ai vécu cette approche presque comme une douleur. Parce que j’avais passé plus de 5 ans plongé dans mon boulot pour ne pas voir ce qui se passait dans ma vie à savoir que je n’avais pas vraiment avancé. En clair en 5 ans, j’étais resté célibataire, je faisais un boulot qui ne me plaisait pas, j’étais mal payé, mal considéré. La seul chose de bien que m’ai finalement permis cette période est d’avoir pu m’acheter mon appartement.

Donc je vois au loin arriver ces fameux 2 chiffres, qui sont forcément trop ronds, qui me font peur, qui me font même presque mal. Mal de n’avoir pas su me réveiller avant et profiter mieux de ma vie. Et idée saugrenue, je me demande encore parfois ce qui m’a poussé à faire ça, j’ai osé poser la question sur le blog de quelqu’un que je lisais depuis quelques temps et je j’admirais pour son assurance, pour sa volonté, sa joie de vivre, etc. Cette question (si mes souvenirs sont exactes) devait être exactement : « ça fait quoi d’avoir 30 ans ».

Oui, c’est une question qui me paraît même un peu bête aujourd’hui bien que je préfèrerais dire ingénue. La sacralisation des 30 ans que dévoilent ces quelques mots peut paraître idiote, comme ci l’on abandonnais son corps, son esprit ou que sais-je encore pour devenir quelqu’un d’autre à l’orée de cette simple date. Oui effectivement, ça peut paraître un peu bête, je m’en rends compte mais pour moi ça ne l’était pas, c’était même un besoin impérieux de savoir, de me faire rassurer.

Et justement, ce fameux blogueur a du sentir l’urgence de ma question, le poids émotionnel qui se cachait derrière et il a sût y répondre. Attention, quand je dis qu’il a sût, je veux dire qu’il a bien voulu m’accorder du temps pour discuter en face à face de tout ce qui pouvait me tarauder, et pas juste appliquer une réponse presque bateau par un simple mail. Ca n’a pas forcément calmé mes angoisses mais le fait de les exprimer, j’ai pu les apprivoiser. Rien n’a vraiment changé et le jour de mes 30 ans s’est présenté.

Quelques jours avant, des amis m’avaient fait la surprise de se réunir et de me faire la surprise de me fêter mon anniversaire. Je ne souhaitais pas le fêter et pourtant ça m’a beaucoup toucher. Mes parents le jour fatidique m’ont fait la « surprise » (entre guillements parce qu’avec ma mère c’est rarement une vrai surprise, mais je ne lui en veux pas) d’inviter ma famille proche (ma sœur, mes grands parents et parrain-marraine). Ils ne concevaient pas que je ne puisse pas fêter un événement d’une telle ampleur. Et finalement, tout c’est très bien passé, je ne suis pas mort ce jour là pour renaître peut-être sous une autre forme.

Et ils m’ont offerts également la possibilité de m’acheter des meubles pour mon appartement. Ainsi c’est mon intérieur qui changeait et surtout, je ne me meublais plus de brics et de brocs qu’on m’avait prêté ou donné, j’ai pu me choisir des meubles coordonnés et qui me ressemblaient. J’habitais enfin chez moi.

Puis très peu de temps après, à la faveur une pression professionnelle devenue trop grande, à la faveur d’une énième crise de nerf due à l’irrespect quotidien que je subissais, j’ai enfin décidé de partir et de changer de boulot. Si au début les recherches n’ont rien données et ont même ajouté au stress, du jour au lendemain, comme ça, en claquant des doigts, 2 propositions me sont tombées toutes cuites dans le bec. Les 2 venants d’anciennes collègues qui me proposaient de revenir travailler avec elles. A main droite, un poste en or, a priori bien payé, en tout cas super intéressant et évolutif, mais en CDD et surtout avec un monstre sacré. A main gauche, un poste toujours à Paris, moins bien payé, pas forcément passionnant mais bon, en CDD et potentiellement évolutif et avec une collègue avec qui je m’étais bien amusé.

Le problème quand je suis sous pression c’est que 9 fois sur 10 je fais le mauvais choix. Et comme en plus j’ai toujours eu peur de mes monstres sacrés, ben… j’ai fais le mauvais choix. Et j’ai pris main gauche.

Heureusement, juste à ce moment, ça va faire bizarre, je remercie les agents SNCF de s’être mis en grève. Parce que comme j’avais prévu le coup, en allant dormir chez ma sœur qui n’habitait qu’a quelques kilomètres de mon boulot, je me suis retrouvé seul au boulot au bout de 3 jours. A faire une tâche répétitive. Depuis mon arrivée. Et là, au cours de ce 2ème jour (je suis resté 2 jours seul au boulot parce que les autres ne pouvaient pas venir alors qu’ils habitaient Paris, et moi, grand banlieusard j’assurais la permanence), je ne me suis pas senti à ma place. J’ai très vite compris mon erreur de choix.

Heureusement, la place que j’avais refusé n’était pas encore prise. J’ai donc pu affronter mon monstre sacré et décidé de travailler à nouveau avec celle à qui je dois professionnellement qui j’étais et qui je suis devenu. Ma peur était grande de la décevoir. Mais elle a su m’accueillir et me protéger au sein de la société. Ca n’a pas été aussi facile que ça de revenir 8 ans après dans cette société que j’aimais pourtant beaucoup. Pas facile parce ça supposais de faire autant mes preuves auprès d’elle, auprès de mon chef qui avait beaucoup entendu parler de moi et qui m’attendait un peu comme un sauveur et aussi des autres, les quelques anciens de mon époque et tous les autres qui me verraient forcément comme un pistonné.

Non ça n’a pas été facile, j’ai même souvent du jouer serré, bosser plus, laisser passer des remarques m’obliger à m’éloigner un peu de tel ou telle pour faire partie de toute une équipe et ne pas être considéré comme une taupe de la direction par les uns, un bouche trou pour d’autres ou une menace directe pour certains. Mais je pense avoir réussi et j’ai pu me sentir intégré, bien dans mes baskets, financièrement un peu plus à l’aise.

Là j’ai commencé à me dire que finalement il avait assez raison ce fameux blogueur quand il m’expliquait que la trentaine c’était une période vachement sympa. Effectivement, je me sent plus à l’aise avec moi même qu’il n’y a ne serait-ce que 2 ans, j’ai mûri, j’ai une idée plus précise de ce que je veux faire, vivre, être. Et montrer.

Oui montrer. Parce que voilà quand on sent que les choses changent, on n’a plus forcément envie de ressembler physiquement à avant. Et effectivement, le premier indice du changement avait été les lunettes, qui étaient bien plus marquées, plus typiques, plus caractérisées que les anciennes. Mais pourtant, même si beaucoup ont perçu le changement, ça n’a été une évidence que plus tard. J’ai changé presque totalement de garde robe, ma nouvelle apparence qui me donnait l’impression d’avoir changé. Et j’ai effectivement changé, ou plutôt, un peu de confiance en moi est enfin arrivée. Etre habillé un peu classe, ça en impose. J’ai plusieurs fois entendu que j’étais toujours bien habillé. Et là justement, comme un signe, les gens ont commencé à voir mes lunettes et de l’avis de chacun, elles me vont bien (alors que ça faisait déjà bien 6 mois que je les avaient sur le nez). Puis vint une légère barbe de quelques jours consciencieusement entretenue. Puis un souci du détail dans les vêtements et accessoires. Et toujours des compliments.

C’est… valorisant. Et pourtant ça me permet de remettre à se place le regard d’autrui. Après tout, l’image que je donne, je peux en jouer, je peux l’adapter, c’est finalement presque une arme. Et également, je peux me permettre de ne pas dépendre de l’avis des autres dans la mesure où je me plais à moi même, que je suis en paix avec ma conscience. Les autres ne sont qu’un indicateur, pas un levier de commande.

Donc en fait peut-être que c’est ça avoir 30 ans : faire des choix, s’en donner les moyens et les assumer. Ca me va.

Il ne me manque plus grand chose pour être complet : une certaine stabilité professionnelle, même si je sais que je saurais rebondir quoi qu’il arrive (j’ai toujours su, pourquoi ça changerais aujourd’hui ?) et l’amour.

Posté par De Sanquis à 12:32 - Me, Myself and My - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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