De Sanquis

Dictionnaire des moments rares et précieux

25 février 2009

Ca y est, c'est fait !

Je suis tonton d'un magnifique petit garçon né hier soir à 23h40. Une seule remarque à faire : les fauteuils de salles d'attente d'hôpital sont inconfortables.

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24 février 2009

Un rêve !

L'autre soir j’ai pris le RER à Châtelet. En attendant qu’il arrive, j’ai voulu m’asseoir et en remontant le quai, j’ai avisé 2 personnes assises sur des sièges contigüs qui avaient plus ou moins l’air de faire mine de se lever mais pas vraiment décidés. Je regarde donc le mec voir si il va se lever pour prendre sa place. Un petit nounours pas trop laid, mais sans plus. Voyant que finalement, ni l’un ni l’autre n’avait réellement l’air de se lever, je suis resté là, devant les 2 à attendre le train et à jouer à ma console.

Visiblement, lui a pris ça pour un appel du pied de ma part, parce qu’il a eu l’air de me regarder comme si je venais de lui afficher un panneau « j’ai envie de toi ». J’ai tout de suite compris ce qui se passait. Mais, pour vérifier si je ne me trompais pas, j’ai décidé de jouer le jeu. Je l’ai regardé 1 fois ou 2 par micro coups d’œil, juste pour 1- essayer de pousser le jeu un peu plus loin et 2- voir jusqu’où ça irait.

Il avait l’air très intéressé. Sur ce, mon RER arrive et Oh ! étrange coïncidence, il prends le même que moi. Donc, si il faut jouer, autant mener le jeu jusqu’au bout voir si ça marche. Il rentre dans le wagon et s’installe à un siège libre. Je m’installe non pas juste en face de lui mais en décallé. Un troisième s’installe juste en face de moi. Je me concentre sur ma console ou en tout cas je le simule consciencieusement. Et je profite de chaque micro-pose dans le jeu pour lever le nez et prendre un aperçu de l’évolution de la situation. Et à chaque fois, il est en train de me regarder. Il détourne le regard aussitôt ou presque, ce qui me laisse juste le temps 1 fois d’esquisser un rictus de micro sourire. « Oui, je t’ai vu, j’ai compris ton manège et j’y souscrit ». Est-ce que je me fais un gros cinéma dans ma tête avec le son et la couleur ? j’en doute mais il vaux mieux rester prudent.

Je m’arrange à chaque instant pour essayer de lui faire comprendre que je suis toujours là même si mes yeux ne quittent pas la console et j’ai pleine conscience de lui en même temps. Je sent qu’il est plus que troublé, qu’il aimerai bien que je regarde plus pour être sûr que lui ne s’est pas trompé sur mes intentions. C’est si facile de coller aux autres les envies que l’on a parce qu’il se gratte la tête, qu’elle fait glisser son sac le long de sa jupe… on donne un sens à des signes, des gestes que l’on a envie de voir alors que ce ne sont que des gestes. Mais justement, ce n’est pas une séduction par le regard, ce n’est pas un dragage ouvert. J’y vais à petits coups de pression successifs du genre fait toi plein d’idées, je te les confirmerai quand j’en ai envie. C'est trouble et excitant.

Puis vient le temps où je suis allé fouiller dans mon sac pour y trouver un stylo et un morceau de papier. A la fois discrètement comme si je notais une idée qui viens de me passer par la tête et ostensiblement pour qui le regarderai avec une question en tête, je jette mon prénom et mon numéro de téléphone sur le papier. J’arrache la missive secrète et la garde en main pour une occasion plus tardive si elle devait se présenter. Puis à nouveau la console. Il est en train de se passer quelque chose là, au nez et à la barbe de tout ce monde dont la plupart ne verrais pas ça du meilleur œil. La tension monte. Le contact du genou vient de lui. Je ne me retire pas, je ne renforce pas ce contact non plus pour le moment. Je boucle la console, me frotte les yeux et fais surtout très attention de ne plus le regarder.

Il bouge sa jambe ce qui fait que nos mollets se frôlent. Avec une nonchalance étudiée, j’étends un peu ma jambe ce qui fait que le contact est plus franc. Je le sent un peu plus sûr de lui, il est ferré. A tout moment, je peux briser le contact ce qui mettrait un terme au jeu. Je le sent imperceptiblement frotter sa jambe contre la mienne, il me sollicite toujours du regard, je ne lui réponds que par toutes petites touches. Je n’ai pas besoin de le regarder pour savoir qu’il me regarde, je sent ses yeux sur moi.

Il sort un livre d’un de ses sacs et prends un crayon à papier. Il scribouille quelque chose et déchire un morceau de la dernière feuille de son livre. Les stations défilent, il ne descends toujours pas. Me suit-il ? ou habite t-il vraiment aussi loin ? Je regarde où nous en sommes sur la ligne et jète un coup d’œil sur le plan au dessus de la porte. Je compte discrètement sur mes doigts. 1, 2, 3. Plus que 3 stations avant de descendre. Je me retourne, il a compris. A la station suivante, le 3ème sur notre groupe de siège descends. En une seconde, sans se concerter, sans se regarder, nos mains descendent au niveau des sièges et remontent. L’échange des numéros de téléphone aura duré moins d’un battement de cil et personne dans le wagon n’aurait pu dire ce qui viens de se passer entre ces deux inconnus qui ne se sont pas adressés un mot et à peine quelques regards furtifs.

Il range le papier dans sa poche, moi dans mon agenda, nous connaissons maintenant nos prénoms.

Il regroupe ses sacs, il va descendre. Je regarde en face de moi, il me fait signe « on se téléphone juste après ? » dans ses mains, je hoche la tête aussi peu que possible. Il se lève et passe devant moi. Nous échangeons alors dans un murmure « à tout de suite ! ». Il est sorti.

Je suis excité par ce jeu de séduction parce que la vue n’a qu’à peine été sollicitée, la parole pas du tout. La tension qui était à son comble quelques instants auparavant ne se dissipe qu’à peine avec la descente de cet inconnu. Je ne pense pas avoir initié volontairement quoi que ce soit, tout est parti d’un malentendu et pourtant je me retrouve avec un numéro de téléphone en poche.

Le RER rentre dans le tunnel de ma station. Je sors du wagon, du souterrain, de la gare. « Vous avez 1 nouveau message. Reçu aujourd’hui à 22h54 : salut c’est moi, tu as de beaux yeux. Je ne suis là que pour le week-end on se vois demain soir ? Rappelle moi s’il te plait. »

Je sourie de l’audace dont j’ai fais preuve dans cette affaire. Hélène, je pense à toi, c’est toi qui t’est exprimée à travers moi ce soir. Je le rappelle. A demain soir… sauf si !

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23 février 2009

Petits arrangements avec moi même

Ce week-end devra rester le week-end des petits arrangements avec moi même. Il va falloir que je me persuade qu’il ne m’a pas fait de vrai déclaration et que donc, je ne lui dois rien.

Ce week-end j’ai revu M. de façon tout à fait accidentelle et on a fini dans son lit. Bon c’est clair, j’ai merdé mais au moins, je crois que ça m’a guéri de M. Au vu d’un certain nombre d’éléments je pense que M. est un mytho voir même peut-être pire : un mec pas tout à fait sain et pas tout à fait clair dans sa tête. Je ne le reverrais sans doute jamais il va falloir que je me désengage de lui.

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17 février 2009

Ecrit à 3h00 cette nuit

C’est parfois simplement évident. Je viens de le quitter et j’aurai aimé ne pas avoir à partir. Je suis seul dans mon lit alors que je devrais être encore dans ses bras.

Pourquoi faut-il qu’il habite si loin ? pourquoi faut-il qu’il est tant d’années de plus que moi ? pourquoi faut-il qu’il ne soit pas exactement comme je l’aurai souhaité ? pourquoi faut-il que ce soit maintenant ? et par dessus tout, pourquoi toutes ces questions n’ont-elles aucune importance ?

Ce moment était tout simplement magnifique et même magique. Nous avons discuté pendant longtemps, il m’a même presque un peu saoulé de paroles, enivré de sa voix. Il a une voix tellement belle que j’avais envie de le faire se taire. Il avait une voix tellement agréable que je ne pensais plus qu’à l’embrasser pour qu’il arrête de parler.

Et je lui ai demandé si il avait envie de me revoir. J’ai rarement vu une réponse aussi franche, claire et limpide. Il avait bien compris que je n’étais pas su le départ, où plutôt sur le départ pour autre chose.

Il a la peau si douce que je n’ai pu m’empêcher de le caresser doucement, tout doucement pendant 2 heures. Il a la peau si douce que je ne pouvais l’effleurer qu’avec l’extrême pulpe de mes doigts de peur de lui faire mal. Il a la peau tellement douce que j’ai dû me blottir contre lui pour profiter de sa chaleur.

C’était tellement évident que je ne pouvais que l’approcher, c’était tellement évident que le contact était obligatoire, c’était tellement évident que le sexe était superflu voire gênant.

Pourquoi est-ce qu’il sentait si bon ? pourquoi le temps ne s’est pas arrêté sur cette nuit pour durer 100 ans ? était-ce le fin d’une période ? était le début d’une autre ? pourquoi les autres n’ont plus beaucoup d’importance ? Où vais-je trouver le temps de l’insérer dans ma vie ? Vais-je l’insérer dans ma vie ? Cette question, en fait, je crois qu’elle ne compte pas.

Tous les pourquoi et les comment n’ont, ce soir, aucune importance, il ne reste plus que le moment et toi. Je voulais m’approcher de toi et te toucher, c’est toi qui est venu te blottir et tu m’a touché. Mon carnet de bal ne me sert plus à rien, il y a déjà ton nom sur les prochaines pages. M’invitera tu à danser aussi souvent que je le souhaite ?

C’est parfois simplement évident. Je viens de te quitter et j’aimerai ne pas être parti. Je suis seul dans mon lit alors que je devrais être encore serré dans tes bras. J’ai hâte déjà d’être à demain.

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Message à l'attention de tout le monde

Ce n'est pas l'anniversaire de Psyko (et c'est bien dommage). Psyko, je te souhaite un joyeux non-anniversaire.

Posté par De Sanquis à 08:40 - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

10 février 2009

Voila, c'est fini !!!

Bon, ben voila. C'est franchement le début de la fin au boulot. J'ai plus vraiment grand chose à faire et encore moins envie de le faire. Je pense clairement que mon boulot s'arretera à la fin du mois, ils n'ont pas l'air de beaucoup bouger pour me prolonger ne serais-ce qu'un mois supplémentaire.

Et quand je dis qu'ils n'ont pas l'air de bouger, c'est ni la filiale française, ni le siège hollandais. Donc retour à la case départ, il faut encore que je trouve un autre boulot. C'est fatigant.

C'est surtout la fin d'une époque : celle de ma société où j'ai commencé à travailler, où j'ai tout appris, où j'ai connu des gens formidables, où j'étais bien. Aujourd'hui notre société n'existe plus, elle est dissoute dans la société repreneuse. Ca c'est un fait. Aujourd'hui, l'esprit de la société est mort et plus personne n'a vraiment envie d'être ici. Ca c'est de l'humain.

C'est ça que je regrette : c'est cette ambiance humaine qui régnait. C'était un des derniers bastions du bien être en entreprise qui pouvait exister. Je ne chercherai pas à retrouver ce que j'ai connu ici parce que je suis sûr que je n'arriverai pas à le trouver.

Même si eux finissent par me proposer une suite, je ne pense pas accepter où du moins, juste le temps nécessaire à trouver autre chose. Je ne les connais pas et je ne veux pas les connaitre.

Le pire, c'est qu'à côté de ça tout vas bien !

Posté par De Sanquis à 10:28 - La minute... nécessaire !?!?! de M. De Sanquis - Commentaires [9] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

04 février 2009

Je suis maudit !

En cette période d'activité... Heu... comment dirais-je ? intime ? ouais, pourquoi pas !Donc en cette période d'activité intime un peu plus intense qu'à l'accoutumé, il me viens une réflexion : je suis maudit.

Depuis quelques jours, je suis l'objet d'une migraine que la moindre activité physique (seul ou accompagné) réveille ! AU SECOURS. Je suis obligé d'ajourner tous mes rendez-vous.

Je suis maudit !

Posté par De Sanquis à 14:24 - De Sanquis contre le reste du monde - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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