De Sanquis

Dictionnaire des moments rares et précieux

23 mars 2009

Pas envie d'écrire. Ca ira mieux dans quelques jours. En attendant, je vais faire une petite pause. A bientôt.

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22 mars 2009

J'ai mal

Mon lit ne m'a jamais paru si froid, vide, inhospitalier et effrayant que ce soir.

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19 mars 2009

Fébrilité

J'espère que je n'ai pas fait une bétise, que je n'ai pas brusqué des choses qui auraient dû être laissées en l'état parce qu'elle allaient (bien). L'avenir nous le dira. Samedi.

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Pas besoin d'en dire plus

Ruban

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Tiens

Je crois qu'il est l'heure d'aller faire un café !

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16 mars 2009

Pintade Power !

Hier après midi, après une bonne sortie entre copines, direction le restaurant pour continuer à caquetter un peu et surtout grignoter une petite graine.

Nous avons été reçus (assez froidement d'ailleurs) par un jeune homme très loulou et assez voire très effeminé qui nous indique une table où nous installer. Bon, quand je dis loulou, il ne faut pas comprendre qu'il était beau, c'était plutôt l'inverse.

Déjà pas terrible physiquement, son uniforme ne l'arrangeait pas des masses. La gomina qu'il s'était étalé dans les cheveux (enfin on parle d'étaler quand on n'en met qu'une noix ou une noisette, mais là, c'était plutôt la plaquette entière) faisait que le soleil se reflettait dans sa cheveulure très luxuriante et inondait le restaurant entier de lumière.

Le repas se passe sans annicroche particulière si ce n'est une serveuse "j'aime bien ses jambes mais pas sa tête" qui nous sert nos plats avec un sourire tellement absent qu'elle aurait pu donner des cours aux caissières de chez Auchan le samedi soir à 21h55. Vers environ le millieu de ma pizza, c'est à dire, à peu près les 3/4 des pâtes de mon cher voisin, je tourne la tête vers les cuisines et vois une vision d'horreur. Est-ce la bierre que j'ai descendu de moitié en une gorgée sur un estomac vide depuis trop longtemps qui me donne des allucinations ? non, non, en fait j'ai bien vu.

Le serveur de tout à l'heure c'est habillé en tenu de ville, son service est visiblement terminé. Et comme tout bon damoiseau qui se respecte, je le vois la bouche en coeur en train de tournicoter du blaireau. Non, il ne se rase pas, il rectifie son fond de teint...

J'explose de rire et incite mes 2 comparses à tourner la tête en direction du non-événement (si, si, je te confirme, on parle bien d'un non-événement, pas d'un anti événement [cette parenthèse Private Joke vous est offerte par la RATP. La RATP, partenaire de vos plus belles Private Jokes]).

Le croupion bien en l'air pour être sûr de s'approcher du mirroir et surtout ne pas déraper et rater son maquillage, le balais gracieux du petit accessoire continue pour parfaire le hâle de notre loulou sous les rires de mon voisin et moi même (en effet, notre 3ème larron a eu la malchance de se placer derrière un poteau et n'a pas pu profiter de la vision de notre grande Zoa).

Sur cette bonne crise de rire et un dessert derrière, nous nous sommes dirigés vers la place St Michel où un superbe danseur de Hip-Hop nous a fait profiter de sa maîtrise des mouvements accrobatiques et de son torse de rêve. Nous nous sommes quittés sur ce spectacle émoustillant (au moins pour moi).

Hé les copains, vous en avez pensé quoi de ce serveur ?

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10 mars 2009

Hommage à une grande dame (???)

A la question "est-ce que la taille est importante ?", elle a répondu :

"Non, c'est pas la taille qui compte, c'est le goût".

Amanda Lear, le 06/03/2009 dans la boite à question du grand journal.

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09 mars 2009

Interrogations

J'ai peur.

Je suis bien quand je suis avec lui. Le simple fait d'être en sa présence me rends heureux. Mais en même temps, je suis bloqué. J'ai du mal à lui parler. Lui n'est pas très bavard et j'ai toujours un peu de mal avec les gens qui ne parlent pas beaucoup.

Quand je suis avec lui, je n'ai qu'une envie : lui sauter dessus et le toucher, l'embrasser, le carresser, me blottir dans ses bras, qu'il m'entourre. Mais je ne le fais pas, je reste en retrait. Même je prends garde à ce que ma proximité n'entrave aucun de ses mouvements. Pourquoi ? je ne suis pas sûr. Je suis terrifié à l'idée d'aller trop vite mais en même temps, je suis tétanisé d'aller trop lentement.

Je le voudrais un peu plus démonstratif, pour savoir si je lui plait vraiment. Je voudrais savoir où il en est, si il a envie de continuer. Je voudrais qu'il prenne un peu les devant, que ce soit lui qui me prenne dans ses bras sans me demander, qu'il m'appelle pour me dire "Tu fais quoi là ? je peux débarquer ? j'ai envie de te voir". J'ai envie de le voir.

Oh, on se vois, en moyenne une fois par semaine, c'est vrai que c'est pas beaucoup, mais la distance n'aide pas. Mais bon, moi je la fait la distance. A-t-il peur de moi ? est-ce qu'il n'ose pas ? Souhaite-t-il la même chose que moi ? est-ce qu'il pense à moi autant que je pense à lui ? Je suis mutique quand je suis avec lui, j'espère que ça n'est pas ce qui le bloque.

Dois-je lui parler, lui exposer comment je sens les choses au risque de l'effrayer ?

J'ai peur.

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04 mars 2009

Joyeux anniversaire

Tiens, ça fait 15 ans aujourd'hui que j'ai mon code !

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03 mars 2009

Qu’ont en commun Harry Potter et Aragorn ? ils sont tous les deux Normands

Et ben mes aïeux, voilà un week-end que j’oublierais pas de sitôt. Pour fêter la fin de nos contrats (même si finalement, je continue encore un peu), la mort de notre société et tout et tout, E., son mari et moi sommes allés dans leur maison de campagne histoire de nous changer les idées.

Ca faisait longtemps que je n’avais pas autant dormi en si peu de temps. Départ vendredi soir après une journée entre collègue pour fêter le départ de E., de ma collègue S. qui fini dans une semaine, de mon collègue S. qui devait finir vendredi mais qui est finalement prolongé 1 mois et de moi-même qui devais finir vendredi mais qui suis prolongé 4 mois. On s’est fait un grand repas entre nous, chacun de nous 4 s’était occupé d’une partie du repas et pour le gros de la bouffe, c’était pizza à volonté. J’ai passé mon jeudi soir à faire mon gâteau aux carottes devant Retour vers le futur 3 (et quand j’y repense, j’ai l’impression que c’est y’a 2 mois).

J’étais heureux de les voir tous (ou presque) ici et j’ai réalisé à quel point ça va me manquer quand je ne ferais plus parti de cette famille. Oui, cette fois-ci c’est fini et bien fini, on ne reconstruira plus jamais cet amalgame, cette symbiose. Ils ont vraiment gâché une belle aventure qui durait depuis longtemps.

Donc départ pour la Normandie. En y repensant, ça faisait bien 3 ou 4 ans que je n’y étais pas allé et ça me manquait. Ce qui m’y plait ? le calme et la simplicité de la vie pendant ces vacances : on se lève à l’heure que l’on souhaite, on petit-déjeune d’un chocolat du lait de la ferme d’à côté, on mange si on en a envie, on lit, on dors, on joue,… on va se coucher tôt ou tard, la télé ne fait pas partie du programme, la radio est allumée à toute heure, la cheminée rythme la journée, la soirée, la nuit, la température, la convivialité. Quelle que soit la température ou la météo dehors, le temps y coule trop vite mais très bien.

E. s’était rappelée ma requête : je lui avais demandé si a une occasion où je passais le week-end là bas, elle pouvait me refaire visiter le Mont St Michel. Je l’avais déjà visité, mais malheureusement, j’avais alors 5 ou 6 ans et je ne me le rappelais plus. Ils m’y ont donc emmené dimanche. La météo n’était pas vraiment de la partie : gris, brumeux et venteux, mais c’est un endroit magnifique et dont il me semblait me souvenir de quelques détails.

L’ambiance Moyenâgeuse des rues et bâtiments m’a immédiatement plongé en plein Diagon Alley (heu le chemin de Traverse si ma mémoire est bonne) dans Harry Potter. Les petites rues serrées où se précipite une foule de gens emmitouflés dans des manteaux, ça parle fort, ça ri, ça se croise,… les maisons et boutiques de guingois, les ruelles et recoins labyrinthiques, j’étais à deux doigts d’entrer dans une boutique pour demander un chaudron taille standard ou le livre des sortilèges première année.

Et nous avons grimpé (et c’est pas peu dire, j’ai du filer un grand coup de main à E. pour monter tous les escaliers parce qu’elle avait du mal, il s’en est fallu de peu que je sorte la corde pour éviter qu’elle ne bascule dans le vide). Arrivé en haut, nous voilà devant l’entrée de l’abbaye et surtout devant un panneau providentiel : la visite de l’abbaye est gratuite tous les premiers dimanches des mois de novembre à mars et justement, on, on était le 1er mars ! Donc nous voilà à l’assaut du grand escalier menant sur l’esplanade de l’abbaye. Après Harry Potter, c’est Aragorn qui s’est imposé à moi : en rentrant dans la vaste salle de culte, j’étais projeté dans la salle du trône de la cité blanche du Gondor. Je n’avais qu’une envie, m’assoire devant la nef et rester ici à simplement ressentir le clame et le recueillement qui émane du lieu. L’impression de me retrouver en haut de l’arrête de Minas Tirith s’est encore renforcé lorsque nous sommes sortis sur la terrasse ouest. Et les rapprochements ont été nombreux : la salle des chevaliers aux imposantes colonnes, le réfectoire des moines avec son toit voûté et ses fenêtres cachés, le cloître dans lequel j’ai retrouvé un goût de Fontcombe. C’est dans le cloître que j’ai eu le plus fortement une impression de décalage : ce lieu qui était autrefois réservé au silence, à la méditation et au calme n’est plus aujourd’hui hanté que par les bruits d’enfants qui crient, des appareils photos et des talons. Un peu comme si je m’étais glissé dans la peau d’un moine de l’époque (à moins que ça n’ai été l’inverse), j’ai trouvé dommage que le mercantilisme ait pris la place de la spiritualité.

J’en ressort tout le même avec de belles images dans la tête et finalement peu de photos, parce qu’elle ne pourrait pas rendre le conflit de sentiments qui m’a traversé tout au long de la visite, entre émerveillement, recueillement, déception. C’est bête à dire, mais j’ai l’impression que les pierres m’ont parlé et m’ont délivré une partie du message que les anciens occupants avaient laissé là. Ca peut paraître très crétin, du grand n’importe quoi ou une belle figure de style, mais l’expérience que j’ai vécu ce matin ne peut que me confirmer cette impression.

Pourquoi je dis ça ? ben parce que ce matin (lundi donc), E. et son mari avaient besoin de faire une petite course à St Lo et m’ont proposé de les accompagner. Après avoir fait ce que nous avions à y faire, direction le centre ville pour une petite visite. St Lo a été une des premières villes du débarquement et a surtout fait l’objet d’énormément de bombardements et a été presque entièrement détruite. Tout y a été reconstruit à la hâte, les bâtiments et l’ambiance générale de la ville en sont bien marqué et je n’ai pas vraiment l’impression d’avoir vu une belle ville. J’ai surtout vu une ville triste, marquée par l’histoire, les atrocités d’une guerre et la désolation que cela peut laisser.

Le summum a été atteint lorsque nous avons visité l’église de St Lo. Nous sommes arrivés par l’arrière et P. (le mari de E.) m’a expliqué que partout sur les murs de l’Eglise, on pouvait voir les traces laissées par les impacts de balle. Arrivé sur le parvis, premier choc : la devanture a été reconstruite entre les ruines qui ne s’étaient pas écroulées. On voit clairement que l’édifice avait été totalement éventré et des 2 clochers on n’en devine plus qu’un, le deuxième étant trop parcellaire pour vraiment être reconnaissable. Les portes étaient fermées devant. Donc nous voila partis sur le côté et un petite porte dérobée était restée ouverte, certainement pour laisser rentrer les habitués des lieux.

L’Eglise était totalement vide et j’ai été tout de suite assailli par une impression de malaise. Je suis généralement saisi d’une sensation de calme, de recueillement dans les lieus de spiritualité ou l’histoire comme les églises ou les châteaux forts,… Ici, c’est totalement l’inverse, je ne me sens pas bien, je suis rapidement frigorifié, écrasé par le poids d’une histoire trop douloureuse. Nous faisons un tour dans l’Eglise et des photos anciennes m’informent qu’effectivement, le bâtiment n’était plus que ruines à la libération, P. me parle du film Le jour le plus long tourné dans ce lieu même et retraçant la vie et surtout la mort de beaucoup de gens. Les impacts sont toujours là, où que le regard se pose, les traces de destruction, le silence étourdissant. Presque à la fin du tour, je n’en peux plus, je suis assailli de toute part, je sens le poids des victimes sur mes épaules, les larmes me montent aux yeux, je ne peux pas rester plus longtemps ici, je dois sortir. E. me propose d’aller m’assoire sur un banc, je lui explique que je sors. Elle me prévient qu’on sortira de l’autre côté, mais non je ne peux pas, je ne peux pas attendre plus, je dois sortir et vite, je suis à un cheveu de fondre en larme, je manque d’air. E. me dit quelque chose, je ne l’écoute déjà plus, il devient presque vital pour moi de sortir, la porte est juste là.

Je sors.

En une seconde, dès que je suis dehors, la sensation de désespoir total, les larmes qui me montaient, le froid qui me mordait, tout disparaît en une seconde. Je respire. Je fais le tour de l’Eglise et j’attends quelques secondes avant que E. et P. ne sortent par une autre porte. Je les rejoins et leur sers un simple « il fallait que je sorte, je n’étais pas bien à l’intérieur ». Pendant que P. s’en amuse, E. me répond d’un simple « ça arrive parfois, mais c’est souvent les enfants ». Les pierres m’ont parlé ? peut-être, certainement. En tout cas, dans cette église, les fantômes du passé sont venus me hanter. L’impression est terrifiante. Je ne pense pas que je remettrais les pieds dans cette ville et encore moins dans cette Eglise.

Le rapprochement est très hasardeux, mais je crois que j’ai compris l’effet que les Détraqueurs de Harry Potter pouvaient avoir.

Bon à part ça, la journée c’est poursuivie autour d’un mon Phô maison, et une excellente sieste avant de revenir aux pénates. Je suis déjà triste d’être parti et j’attends déjà de pouvoir y revenir.

Posté par De Sanquis à 15:15 - Moment rare et précieux - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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