De Sanquis

Dictionnaire des moments rares et précieux

23 mai 2009

La Bretagne ça vous gagne

Depuis mercredi, je suis dans cette région que j'apprécie très vivement. Vous en saurez plus sur le pourquoi du comment dès que je rentre chez moi c'est à dire dimanche !

Posté par De Sanquis à 12:31 - Ceci est une vitrine, ceci n'est pas une vitrine - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


13 mai 2009

Il fallait que ce soit dit

Si les heures insolentes et les jours improbables de publications n'en avaient pas encore suffisamment attesté, ça y est, j'ai internet chez  moi !

Voici un message sans intérêt ou je ne m'y connais pas.

Posté par De Sanquis à 00:32 - Ceci est une vitrine, ceci n'est pas une vitrine - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

10 mai 2009

Et dans la douleur, tu sera grand !

Evidemment, il a fallut que le ville prévois un de nos matériels sur le départ de la course ! du coup mes chers collègues n'ont rien trouvé de mieux que de parader, et de faire le show devant le patron. Oui, parce que non seulement le patron est là, mais en plus il cours. C'est d'ailleurs grace à lui que nous sommes là. C'est toujours grace à lui !

Je me sent assez seul à ce moment là. Contraiement à mes chers nouveaux collègues, je ne suis pas entouré de gens que je connais et que j'apprécie. Les miens de collègues sont loins même si c'est aussi pour eux que je cours. Vais-je tenir sur aussi longtemps ? ok, je me sent physiquement pas trop mal mais est-ce que ce sera suffisant pour aller au bout ? ben il faudra bien, j'ai pas l'intention d'être ridicule devant eux. En plus ils ont prévu qu'on parte tous ensemble et qu'on cours ensemble tout le long.

Ca y est le problème ne va plus se poser, il est l'heure de se positionner sur la ligne de départ. Après quelques minutes d'attente, le signal est donné et on y va, on... marche ! ben oui comme dans tout bon départ de course, le monde fait qu'on ne peut pas se lancer comme on le voudrait et donc jusqu'au tapis de chronométrage et encore un tout petit peu plus loin, il est inutile de courir, sauf à avoir l'air d'un crétin.

L'espace vital est enfin suffisant, je commence à courir. Sauf que les collègues partent bien trop vite pour que j'arrive à les suivre et au bout du premier kilomètre, on les a déjà bien perdu avec un collègue. Pour le "on part ensemble, on arrive ensemble" tu repassera ! bon c'est pas grave il me reste quand même un camarade avec qui papoter un peu, histoire de se motiver. Son allure n'est pas très rapide, mais pour un démarrage, je ne pouvais pas rêver mieux.

Les premiers kilomètres sont assez durs, le temps que la course se mette en place, je manque de souffle, mes jambes me crient "arrête !", le rythme qui ne viens pas. Je bois régulièrement, je ne veux pas risquer de me déshydrater. Les panneaux défilent lentement et j'ai souvent la déconvenue de ne pas voir apparaitre le Nième kilomètre alors que mes pieds me les ont senti défiler.

5ème kilomètre, on est encore en ville, il commence à faire chaud et arrive le premier ravitaillement. Un quartier d'orange, une petite bouteille d'eau pour remplir la gourde le tout en courrant, pour ne pas perdre le rythme. J'apprends à connaître un peu plus mon camarade, on discute un peu, ça fait du bien de ne pas se sentir tout seul à ce moment là. Après avoir longé les voies de chemin de fer, on se retrouve à la campagne avec (mauvais plan) un peu de vent de face. Mais rien de vraiment méchant. Au 7ème kilomètre, on rattrape un courreur avec qui la conversation s'installe. C'est donc ça aussi l'ambiance de course à pied ? discuter avec des inconnus et partager un bout de chemin ? se motiver les uns les autres en papotant de tout et de rien ? C'est en tout cas très agréable.

Sauf que je vois mon partenaire de course s'arrêter pour cause de douleur à la rotule. Selon la devise on pars ensemble, on reste ensemble, je m'arrête aussi et je lui demande comment il va. Ca passera. Donc après 100 mètres de marche, nous nous remettons à courrir.

Le parcours fait un espèce de 8 et on arrive sur là où on cours en sens inverse de ceux qui reviennent. Ca fait environ 3/4 d'heure que l'on cours et ils sont déjà nombreux ceux qui ont fait le plus gros du chemin. Mais on ne croise pas les collègues. L'avance doit être importante mais au moins on n'a pas plus de 6 ou 7 kilomètres de retard. Ca me rassure un peu.

Courrir, avancer, mettre un pied devant l'autre puis encore un, et toujours recommencer. C'est le moment de mettre le pilote automatique. Papoter permet de penser à autre chose et d'oublier ce que les jambes disent. D'ailleurs, elles ne crient plus, elles disent seulement. Autour de l'hypodrome, on fait à nouveau un brin de causette avec 2 personnes rencontrées sur le parcours. Elle fait ce semi pour la deuxième fois, lui est un ancien courreur assidu qui n'en fait plus autant qu'avant. Je discute un peu plus avec elle et sans nous en rendre compte, nous prennons un peu le large. On se laissera rattrapper un peu avant les 10 kilomètres que nous passerons tous les 4 en 1h06. Une amie de celle avec qui je discutais nous rejoint avant le 11ème kilomètre pour finir la course avec sa copine. On continuera donc à 5 pendant quelques temps. Au 12 ème, je commence à me sentir bien, mes pieds ne demandent plus d'arrêter, au contraire, mes jambes commencent à trouver le temps un peu long à ce rythme et mon genou droit me demande instamment d'accélérer.

Mais non, je reste avec mon coéquipier. On est parti ensemble, on finira ensemble... ou pas. On arrive à une petite côte pour passer sous l'autoroute. Je l'avale sans problème mais on perd nos camarades. Mon genou me fait comprendre que je dois accélérer sous peine de bloquer. Je préviens donc mon collègue au 15ème qu'après le ravitaillement je le laisserai. Lui est déjà dans un état où la tête à pris le relai et qu'il préfère parce qu'il en à marre de m'entendre parler encore et toujours. Je le comprends, j'ai moi aussi besoin d'un peu de solitude pour finir.

Un nouveau quartier d'orange, 2 petites bouteilles pour remplir la gourde et c'est parti de plus belle. Je rattrape les autres. Ils me demandent comment ça va, je leur explique que j'ai envie et besoin d'accélerer. Je me sent vraiment bien. Ils sont rapidement loin derrière. Je vois quelqu'un d'autre devant que je prends en ligne de mire. Il se rapproche, mais comme je suis déjà en train de le dépasser, il ne m'intéresse plus et je prends pour cible la précédente que je vois au loin. les kilomètres défilent bien plus vite maintenant qu'au début, je n'ai plus de douleur, mes jambes me répondent et me suivent. Encore un autre derrière puis deux autres et une encore. A peine rattrappé, cet inconnu n'est plus intéressant parce qu'il n'est plus un lièvre à courrir. Donc je passe au suivant. 19 ème, on reviens en centre ville et je repasse devant la gare. J'ai les jambes qui s'allourdissent doucement mais je sais que je n'ai pas tout donné. Depuis un moment déjà les doutes se sont envolés, je sais que je vais finir et même que je vais finir en courrant.

Un groupe de 4 demoiselles se présente devant moi, je les dépasse, il y en a une qui tire une vraie grimace. Elle souffre visiblement. 20ème, on repasse devant les arênes, elles sont magnifiques. les gens autour sont là, ils nous encouragent. Je les vois, bien sûr mais je n'entends pas bien ce qu'ils disent. Je suis centré sur moi même, je ne vois plus que le dernier kilomètre qu'il me reste à parcourrir et les gens qui sont devant et que je vais rattraper. Il ne me reste plus qu'à peine 500 mètres, ma gourde est encore pleine, j'ai déjà trop bu, j'ai ce rêflexe étrange de me dire qu'il faut m'alléger. Je vide ma gourde. Mon genou est de retour cette fois-ci et mes jambes ne peuvent plus me donner grand chose. J'avais espéré finir sur un sprint, ce ne sera pas possible. Au moins le finirais-je en courrant.

Dernier virage, je vois la ligne d'arrivée, elle est à 200 mètres à peine, et je vois quelqu'un en ligne de mire. Mais non, lui je ne le rattraperai pas. Je ne peux plus. Je remonte cette dernière ligne droite, plus que 150 mètres. Il y a beaucoup de monde sur les trottoirs, il crient, ils m'encouragent. Plus que 100 mètres. Vraiment beaucoup de monde. Ils crient très fort. Le dernier panneau indique 21kms, plus que 100 mètres à parcourir. Point de côté. Je viens de courrir 21000 mètres et là sur les 100 derniers, je suis terrassé par un truc aussi bête qu'un point de côté. Je défaille, je ne vais pas être capable de finir. Les gens crient trop fort. Et en plus ils crient... Mon nom ? Je réagis, mes collègues sont là et ils m'encourragent. Non, je ne lâcherai pas. Pas devant eux. Il ne me reste que 50 mètres à faire, qu'à cela ne tienne, je vais finir et je vais me payer le luxe de finir en sprint. J'accélère. Je ne sais pas d'où me viens ce dernier soupçon d'énergie mais mes jambes volent toutes seules vers le portique d'arrivée. 25 mètres, 20, 15, 10, 5.

Fin. Je passe sur le tapis, je sais que j'ai réussi. Je tiens cette promesse que je m'étais faite : je crie sur la ligne d'arrivée le nom de MA société, pas la leur. Ils sont loin ils ne peuvent pas m'entendre. Heureusement parce que le scandale serait énorme. Je m'arrête doucement de courrir. Il me faut quelques instants pour réaliser : je viens de faire 21,1 kilomètres de course à pied sans m'arrêter et sans finir sur un brancard. Je suis heureux, j'ai envie de pleurer. De bonheur, de douleur, de désorientation,... de fièreté surtout. Je suis arrivé au bout. Je prends encore quelques instants de solitude au milieu de cette multitude. Puis presque d'un coup, je repasse de seul au milieu de tout le monde à un parmis beaucoup d'autre. Ma course est terminée !

Je me dirige vers les barrières pour rendre ma puce. Je n'ai pas soif, j'ai encore l'estomac trop plein et pourtant je prends une canette d'eau pétillante. Comme ces bulles sont douces ! Je rejoins mes collègues qui m'assaillent de questions sur mon état, ma course, mon coéquipier aussi. Je les rassure en leur disant que je ne l'ai laissé qu'au 16ème kilomètre. Il arrivera environ 20 minutes après moi. Après vérification, j'ai doublé 24 personnes après l'avoir laissé. Mon chono final est à 2h20 minutes.

Après une douche rapide mais bienvenue, nous voila donc sur la terrasse d'un des collègues de course. Il fait très beau, les nuages ont prévus d'aller voir ailleurs. Sur la table sur le salon d'été l'apéritif. Sur la terrasse le barbecue nous embaume de ses parfums alors que les plats sont pret à être servis. Mon billet de retour est dans ma valise, je vais pouvoir en profiter un petite heure avant d'aller récupérer le train.

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08 mai 2009

Et dans la douleur, tu sera fort !

Houla, ce que ça fait longtemps que j'ai pas écrit ! je vais essayer d'y remédier.

Ca fait déjà une semaine ! comme ça passe vite. A cette heure ci la semaine dernière j'étais au soleil sur une terrasse dans le sud de la France en train de me remettre de mon semi-marathon en compagnie de mes camarades de douleur et néanmoins collègues.

C'est qu'il faisait beau et chaud là bas. Au moins 25 degrés et un ciel sans aucun nuage, on se serait cru en vacances. Mais pas de doute, les jambes lourdes et fatiguées, les pieds douloureux même dans des tongs, c'était bien un repas d'après course plus qu'un déjeuner entre amis.

Lever : 6h34 ! j'aurai dû faire 6h30 ou 6h35, je sais bien mais je suis comme ça, je ne suis pas du matin et ne pas mettre mon réveil à sonner sur un chiffre rond, ca me donne l'impression de dormir un peu plus. J'ai pas très bien dormi : on s'était couché un peu tard : 1H00 du matin. En gros c'est la même heure que d'habitude, mais vu qu'on était à la veille d'une épreuve, ça pouvait être préjudiciable pour la course ! Et la traditionnelle Pasta Party d'avant course, on l'a pris un peu trop tard. Encore une fois, c'est normal, on est arrivé à la gare vers 21h30. Surtout, il faisait trop chaud dans la chambre. Je ne pouvais pas ouvrir la fenêtre à cause du bruit de la route mais dès que je fermais, il faisait trop chaud et pour dormir c'était pas très agréable.

Mais tout ça, c'est pas grave, je me réveille sans trop de difficultés et en moins de 5 minutes, je me nipe de mes vêtements d'hier. Je m'habillerai pour la course tout à l'heure. Pour le moment petit déjeuner très léger et surtout très rapide parce qu'à 7h00, je dois avoir fini pour ne plus être en digestion au début de la course. Donc 15 centimètres de pain, un peu de confiture dans un petit bol de chocolat. Un petit-déj' comme ça, c'est vraiment le minimum syndical : d'habitude, c'est plus 1/2 baguette avec beurre ET confiture ! mais là, je ne dois pas m'allourdir trop pour la course.

C'est mon premier semi-marathon de course à pied, je n'en ai jamais fait. En vérité, c'est même ma première course à pied tout court. Je suis un peu nerveux quand même. J'ai répété à qui voulais l'entendre que j'y allais avec des objectifs clairs, une motivation sans faille et que je savais déjà que j'allais le finir, même si je devais le finir à genoux. Mais il y a un grand décallage entre ce qu'on dit et ce qu'il faut réaliser ensuite. Je n'ai commencé mon entrainement (sérieux en tout cas) que depuis 3 grosses semaines. 3 fois par semaine aller courrir au moins 1 heure, faire un pas puis un autre et un de plus encore pour réussir à avaler des kilomètres. Le plus que j'ai fait pendant mes entraînements c'est 15 et du coup, je suis encore loin de ce que je vais devoir réaliser aujourd'hui : 21,1 km. D'où les doutes. Mais le moral et la motivation sont bien là, heureusement.

Le petit déjeuner avalé, je retourne dans ma chambre pour me préparer. On s'est donné rendez-vous devant l'hôtel à 7h30. J'ai le temps, je prends vite fait une petite douche un peu tiède pour me réveiller. Puis je m'habille. Je vais porter les couleurs de mon club de roller sur une course à pied. Ca me donne une certaine fierté de porter ce rose fuschia et noir pour courrir. Au moins, je ne porte pas le bleu de la société, et ça c'est un vrai bonheur.  Comme dit l'autre "chaussettes, chaussures, toujours dans le même ordre" mais avec une petite seconde peau à certains endroits pour éviter les ampoules. Et hop direction le hall de l'hôtel pour récupérer les dossards et partir au départ de la course.

Posté par De Sanquis à 14:24 - Moment rare et précieux - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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